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Le Nid d’oiseau, l’arène la plus emblématique des Jeux olympiques de Pékin, se destine à une belle carrière. Le stade, créé par le cabinet d’architecture suisse Herzog & de Meuron, a toutes les chances d’être convoité pour l’organisation de grands événements promotionnels après les Jeux. “Le premier qui va utiliser le Nid d’oiseau après les JO fera un joli coup. C’est une façon de faire durer le prestige de l’association avec les Jeux olympiques. On a prospecté pour y organiser un événement pour une marque automobile qui voulait y faire des tours d’essai. C’était très cher et ça ne s’est pas faitpour plusieurs raisons” , remarque un publicitaire à Pékin.
Les financements privés tiennent un rôle essentielLes deux projets phares des JO, le Nid d’oiseau et la piscine olympique, ont été cofinancés par la municipalité de Pékin. La gestion du Nid d’oiseau a été confiée à un actionnaire privé, le Beijing Citic Consortium Stadium Operation, une coentreprise entre le conglomérat financier chinois semi-public Citic, qui a apporté 42 % du financement du stade, le principal groupe de BTP pékinois Beijing Urban Construction Group et le Golden State Holding Group, une ancienne société d’import-export fondée en Californie en 1986 par un Chinois et devenue un partenaire privilégié des municipalités chinoises pour les grands projets d’ingénierie et de traitement des eaux.
Au début de l’année, le stade national avait déjà été placé en tête des monuments de Pékin préférés des Chinois, selon un sondage du quotidien Les Nouvelles de Pékin. Fin juillet, Li Hang, président de Beijing Citic Consortium Stadium Operation, la structure semi-publique qui a obtenu la gestion du stade pendant trente ans, avait exposé dans le quotidien anglophone China Daily les différentes options de financement pour l’installation, dont les coûts de fonctionnement s’élèvent, selon lui, à 70 millions de yuans (7 millions d’euros) par an. Ces options incluent des événements commerciaux o Continue reading ‘L’aprés JO pour les sites’
La grande différence avec les fédérations de sport, c’est que nous sommes une entreprise commerciale. Moi, je rends des comptes à mes actionnaires.” Chaleureux et patelin, David Stern, “commissioner” de la NBA depuis vingt-quatre ans - c’est-à-dire patron de la ligue professionnelle nord-américaine de basket - ne cache ni son identité, ni ses “intérêts” : il n’est pas un apparatchik du sport, mais un entrepreneur. C’est ce qu’attendent de lui les trente clubs de son championnat, qui détiennent chacun 3,25 % des parts de son organisation.
Et, à quelques réticences près, il a eu peu de difficultés à les convaincre que le marché chinois, au potentiel qu’il juge inégalable, est la priorité des priorités. En janvier, il a annoncé la création d’une “nouvelle entreprise”, une filiale nommée NBA China. Le dossier a été ficelé par la banque d’affaires Goldman Sachs. Grande première, M. Stern y a fait entrer cinq partenaires : l’Américain Disney (propriétaire du réseau de chaînes de sport ESPN), et quatre sociétés chinoises, la Bank of China Group Investments, la China Merchant Bank, le fonds d’investissement Legend Holdings et la Li Ka-shing Foundation, créée par le milliardaire hongkongais du même nom. Leur participation reste modeste : 11 % à eux cinq. Mais M. Stern envisage, à terme, de leur entrouvrir un peu plus les portes.
“Rendez-vous compte : il y a vingt ans, toute la NBA, c’était 75 personnes. Aujourd’hui, la seule NBA China compte 100 personnes”, souligne-t-il. La maison mère en emploie désormais un millier. Evénements, télévision, marketing, merchandising, digital (téléphonie et Internet), communication : la NBA maîtrise toute la chaîne qui organise, promeut, diffuse et commercialise les produits induits par le “spectacle” qu’elle propose. Continue reading ‘NBA Expansion’
Responsable de la politique antidopage durant la période olympique - de l’ouverture du Village à la cérémonie de clôture -, le Comité international olympique (CIO) entend mener durant les Jeux de Pékin plus de 4550 contrôles, soit un quart de plus qu’à Athènes et surtout 90% de plus qu’à Sydney en 2000.
L’Agence mondiale antidopage (AMA) créée en 1999 par le CIO et co-gérée depuis avec les autorités gouvernementales n’a qu’un rôle d’observateur durant les Jeux. Elle participe également, avec le Comité d’organisation chinois (BOCOG) aux contrôles pré-compétition.
CONTROLES PRE-OLYMPIQUES
Les contrôles inopinés effectués avant la période olympique qui débute le 27 juillet sont cruciaux puisqu’il est avéré que les cures de dopants se font à ces moments, proches des compétitions mais où les sportifs sont encore isolés. Le président du CIO Jacques Rogge, comme celui de l’Agence mondiale antidopage (AMA) John Fahey, ont insisté sur l’importance de cette traque en amont, notamment sur le fait que les athlètes olympiques de quelque pays qu’ils soient doivent être logés à la même enseigne en matière d’obligations. Les contrôles pré-olympiques sont menés par l’AMA et autres organismes antidopage (agences nationales (ONAD), fédérations internationales) grâce aux informations sur leur localisation fournies par les sportifs aux autorités antidopage. Ils peuvent être ciblés sur la base de suspicions.
CONTROLES PRE-COMPETITION
A partir du 27 juillet, date d’ouverture du Village, le CIO prend la responsabilité des contrôles et c’est la liste des produits interdits en compétition qui devient valable. Entre le 27 juillet et l’ouverture des JO, le 8 août, 1300 tests pré-compétition seront menés. Ils peuvent être poursuivis après le 8 pour les sportifs dont les épreuves ne débutent que plus tard. Hors des sites olympiques, le CIO délègue à l’AMA le recueil et l’analyse des échantillon. Sur les sites, au BOCOG. Le CIO diligente là essentiellement des contrôles ciblés sur la base d’informations transmises par exemple par les fédérations internationales. Le ciblage et le partage des informations sont du ressort de la “task force”, cellule opérationnelle sous Continue reading ‘Les forces anti dopage’
Depuis cinquante ans, le mouvement sportif français a très peu évolué sous la tutelle à la fois protectrice et castratrice de l’Etat. Les fédérations sportives ont ainsi bénéficié de moyens financiers et humains uniques au monde qui ont permis à la France de briller dans les plus grandes compétitions internationales. Aujourd’hui, ce modèle étatique arrive au bout de son histoire. L’Etat n’a plus d’argent et ne souhaite plus en dépenser pour le sport. Les sports ne sont plus gérés par un ministère de plein exercice et les conventions d’objectifs avec les fédérations sportives sont en nette diminution (- 10 % en moyenne), en pleine année olympique.
Suivez l’information en continu, accédez à 70 fils de dépêches thématiques.
Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offertsL’horizon du sport français est barré par la révision générale des politiques publiques (RGPP) qui est construite sur la seule logique comptable. Cette réforme est une occasion ratée de moderniser le système sportif français et de repenser un modèle dépassé. Elle aurait ainsi largement gagné à un peu d’imagination et, surtout, de concertation. Les porteurs de cette réforme auraient ainsi pris conscience de la nécessité de proposer un nouveau modèle équilibré entre les principaux acteurs du sport : l’Etat, les collectivités territoriales et locales, les fédérations sportives et leurs partenaires privés.
Les fédérations sont en mesure de prendre une tout autre place dans l’organisation du sport français. L’Etat n’est en effet plus capable d’exercer toutes ses missions, ni sur le haut niveau, ni sur le développement des pratiques, ni sur les valeurs sociales et éducatives.
Le rapport préconise également que les étudiants s’aquittent d’un “droit sport” de 20 euros maximum, au même titre que le “droit bibliothèque” au moment de leur inscription à l’université, pour l’entretien des équipements.
Il propose aussi un “plan Marshall” des installations sportives: mutualisation des équipements, meilleure exploitation dans les “périodes creuses” (juin à septembre), incitation à utiliser les installations privées…
MM. Auneau et Diagana proposent de “concevoir un plan de rénovation et de construction ambitieux d’infrastructures sportives”. “Construire et mettre en oeuvre une campagne de lutte contre la sédentarisation des étudiants” est une autre proposition.
Le rapport demande encore une “vulgarisation de la pratique compétitive et un Continue reading ‘La copie de Diagana’
Ce devait être une entrée en douceur dans les Pyrénées, entre Toulouse et Bagnères-de-Bigorre. Une étape faite pour réhabituer les jambes à mouliner des petits braquets. Mais, ce dimanche 13 juillet, les anciens se sont offert une séance de rétropédalage : la victoire de Riccardo Ricco (Saunier Duval) les a propulsés dix ans en arrière.
Les faits Riccardo Ricco positif, son équipe quitte le Tour
Manuel Beltran se sent persécuté”Je ne comprends pas ce qui se passe. Je n’ai rien à cacher”, a déclaré Manuel Beltran dans un entretien publié dimanche 13 juillet par le quotidien sportif espagnol Marca. Le coureur espagnol a été exclu du Tour par son équipe Liquigas après la révélation, vendredi 11 juillet, de son contrôle positif à l’érythropoïétine (EPO) à l’issue de la première étape. Citant l’entourage du coureur, le quotidien El Pais, dans son édition dominicale, affirme que Manuel Beltran se sent “victime d’un complot”. “Ils me poursuivent parce que j’ai été avec quelqu’un”, aurait-il déclaré en référence à son ancien chef de file, l’Américain Lance Armstrong. Manuel Beltran a couru trois saisons (2003, 2004, 2005) dans l’équipe du septuple vainqueur du Tour.
Dans le col d’Aspin, en deux accélérations fulgurantes, le coureur italien a semé la concurrence comme confettis d’un bal de fête nationale et s’est imposé pour la deuxième fois. “Quand il est parti, j’ai senti le souffle”, a expliqué Stéphane Goubert. Observant cette manière de jaillir puis, par à-coups successifs, d’écœurer les suceurs de roue les plus obstinés, on se prenait à voir Marco Pantani se jouer de la pente et de ses adversaires. Continue reading ‘Sur les traces de Marco’
Tête de série lors du tirage au sort des groupes de l’Euroligue féminine 2008-2009, le Bourges Basket affrontera Orenburg, Pécs, Cracovie, Salamanque et le Besiktas Istanbul. Un groupe homogène mais qui n’a pas non plus de quoi effrayer les Tango
Le président Pierre Fosset, présent hier à Munich, au siège de la FIBA Europe, pour le tirage au sort des groupes de l’Euroligue féminine, avait toutes les raisons d’être satisfait. « Notre groupe est homogène, sans très grosses écuries, et devrait nous permettre de nous qualifier pour les huitièmes de finale. Il y a des équipes connues comme Salamanque, Pécs et Cracovie mais aussi l’attrait de la nouveauté avec l’équipe russe d’Orenburg et le Besiktas d’Istanbul. Pour le public, c’est bien. Maintenant, il ne faut pas croire que ce sera facile. Cracovie c’est costaud ; on l’a vu la saison (d’autant que l’équipe polonaise s’est bien renforcée, ndlr) ; à Salamanque c’est toujours très chaud et si Pécs n’est peut-être plus aussi fort qu’il y a trois ou quatre ans, l’équipe hongroise a quand même obligé Brno à u Continue reading ‘Bourges satisfait’
Déroutant et volontiers provocateur, Raymond Domenech a sauvé hier sa tête de sélectionneur de l’équipe de France malgré un palmarès sans le moindre titre majeur et une popularité en berne. Crédits photo : AFP
En dépit de son échec cuisant à l’Euro, le sélectionneur a été reconduit, mais avec des prérogatives réduites.
Un communiqué de quatre pages, une conférence de presse d’une bonne heure avec quatre autres poids lourds du football français, le président de la Fédération française, Jean-Pierre Escalettes, n’a pas ménagé sa peine jeudi pour annoncer ce qui n’est pas une surprise : Raymond Domenech garde son poste de sélectionneur des Bleus.
En fait, tout s’est joué en fin de matinée. Après avoir expédié les affaires courantes, les pontes de la Fédération française ont écouté le bilan de l’Euro dressé par Domenech. «Il a reconnu avoir commis certaines erreurs de communication, notamment sa demande en mariage à la télé à Estelle Denis», raconte Noël Le Graët, vice-président de la Fédération. Puis Domenech s’est éclipsé. Les vingt membres qui assistaient au conseil fédéral ont pu exprimer leur point de vue… et même voter à main levée pour ou contre le maintien du sélectionneur. Résultat, sur dix-neuf votants, il y a eu dix-huit oui et une abstention. Sans surprise, il s’agissait du président de la Ligue du centre, Christian Teinturier, défavorable à la reconduction de Domenech depuis quinze jours : «Les jeux étaient faits d’avance, c Continue reading ‘Coach sous contrôle’
















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