Strasbourg n’a pas réussi

Posté le
logo_strbg1

Dans une période où le basket français féminin se fait autant remarquer par les soucis financiers de ses clubs que par le brio de son équipe nationale, sacrée championne d’Europe l’autre week-end, la SIG a bien failli franchir le cap vers la Ligue. L’équipe féminine d’Illkirch, 3 e de la saison régulière pour sa première année en NF1, a en effet été sollicitée voici quelques jours par la Fédération pour une 2 e accession consécutive.
Mais ses dirigeants ont préféré décliner l’offre, faute d’avoir obtenu les garanties nécessaires à l’élaboration d’un budget adapté. « Il s’agit bien entendu d’une énorme désillusion (…)», ont-ils justifié dans un récent communiqué. « Pourtant, l’enthousiasme spontané et sincère du vice-président de la CUS chargé des sports laissait augurer une issue favorable. De son côté, l’adjoint aux sports de Strasbourg (Serge Oehler) s’était investi pour faire aboutir un projet de club féminin de basket de haut niveau avec la SIG, s’engageant fermement à nous verser la subvention annuelle de la Ville de Strasbourg réservée à cet effet. Cet engagement a finalement été désavoué, mettant du coup l’association SIG dans une situation délicate. Notre déception est immense, d’autant que l’investissement nécessaire supplémentaire (environ 200 000 euros toutes collectivités confondues) reste bien en deçà des retombées de l’impact d’une équipe jouant au plus haut niveau national de ce qui est, rappelons-le, le sport collectif féminin n°1 en France, auréolé il y a quelques jours par le titre continental. La SIG va donc repartir en NF1, le 2 e niveau national. Elle sait qu’elle peut compter sur l’appui de ses 500 membres, 80 bénévoles, 800 à 1000 spectateurs par match et sur le soutien de ses partenaires privés, toujours plus nombreux, et institutionnels, avec, à leur tête, la ville d’Illkirch-Graffenstaden. »
Dans sa lettre de refus à la FFBB, le président Luc Pfister ne cache pas ses « regret et amertume », en précisant : « Les collectivités locales, CUS en tête, ont fait savoir qu’elles ne se sentaient pas encore suffisamment prêtes pour assumer aussi rapidement une équipe féminine de très haut niveau dans l’agglomération. De ce fait, elles ne se sont pas entendues pour garantir le versement de subventions supplémentaires nécessaires au bon fonctionnement de notre équipe à ce niveau. »
Ce n’est peut-être que partie remise.