L’avenir des écoles du sport

2008-12-11t142604z_01_apae4ba143i00_rtroptp_2_ofrtp-france-sports-laporte-20081211.JPGLes écoles du sport sont à mes yeux la chose essentiel du sport français, ce sont ces structures qui permettent aux passionnés de se former, pour ce qui peut être un métier de l’encadrement ou simplement un complément d’activité.

Ces CREPS présentaient l’avantage d’une proximité (1 par région), aujourd’hui la réponse liée à l’ouverture de la concurrence, nous laissent présager l’arrivée de machine (le privée) à fric pour dispenser ces savoirs.

Les CREPS accueillent les pôles espoir, que faire après la fermeture de sites comme Voiron, plus de pôles espoir en Rhône Alpes, ou un simple message à une région économiquement forte, de prendre en charge la gestion du site isérois.

Que va devenir le statut de SHN Espoir?, un cumul de mesure qui peuvent nous laisser intérrogatif sur l’avenir. Les messages on les connait, privatisation, délégation aux régions et départements, mais quelle structure pour la formation?.  Bernard Laporte donne a manger au sport pro (c’est bien), on sent le fossé se creuser avec la base, l’état est prêt à pousser les collectivités à financer le réseau routier pour que Mr Aulas accéde à son futur stade, mais je ne vois rien pour la france du sport d’en bas.

6 C’est le nombre de CREPS (Houlgate, Limousin, Corse, Mâcon, Picardie et Franche-Comté, hors Prémanon) dont l’État se désengagera au 1er septembre 2009 ; Dinard, Vichy, Poitiers et Voiron étant « en discussion » pour 2010.

Après avoir annoncé, un pont d’or pour les clubs pro, le secrétariat d’État a informé des premières suppressions de postes en province.

En sport, il y a des gagnants et des perdants. Mais on se serre la main à la fin de la partie. Au ministère des Sports, il y a aussi des gagnants et des perdants. Mais les perdants sont priés de quitter les lieux manu militari.

Hier, alors que les représentants du sport professionnel frétillaient de joie à l’annonce des « réformes pour la compétitivité du sport français » par Bernard Laporte, les vacataires touchés par la restructuration des centres régionaux d’éducation physique et sportive (CREPS) étaient informés qu’ils allaient recevoir une lettre du ministère leur annonçant que leur contrat n’était pas reconduit.

démantèlement du service public

Au ministère des Sports, on explique qu’il ne s’agit pas là d’un plan social sauvage, mais d’un « redéploiement », l’État se « désengageant de six CREPS » au 1er septembre 2009 et « mettant en discussion son engagement » dans quatre autres établissements à l’orée de 2010. Les quatorze CREPS restants devant intégrer le réseau des campus olympiques et sportifs français chapeauté par l’INSEP, futur « Harvard du sport », selon Bernard Laporte. Une cellule d’accompagnement va même voir le jour pour « faire du sur-mesure » avec les personnels touchés (dont le nombre n’est pas encore précisé) parmi les 622 fonctionnaires et les 46 contractuels des vingt-quatre actuels CREPS.

L’auto financement à 70% n’est pas satisfaisant !!!!!!! « La façon dont ça se passe est insupportable, déplore Robert Platt, du CREPS de Dinard, l’un des quatre au devenir incertain. Les CREPS, ce sont les outils du ministère pour assurer ses trois missions : l’accompagnement du haut niveau, la formation aux métiers d’éducateur du sport et le soutien au mouvement associatif et sportif. Sans concertation et de manière brutale, on décide qu’il ne restera plus que le haut niveau. Le pire, c’est qu’à Dinard, nous nous autofinançons à 70 % et que nous venons de dépenser 3 millions d’euros pour rénover les cuisines. Or, tout cela va être fermé. Car le site suscite des convoitises. Le patrimoine bâti et foncier, idéalement placé, a été évalué à 350 millions d’euros… »


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