
Le SCAB finira la saison. C’est désormais certain. La menace d’une liquidation, pouvant tomber comme une épée de Damoclès en cette périlleuse transition entre ancienne et nouvelle année, a été provisoirement levée. Le TGI de Clermont, saisi dans le cadre de la procédure d’alerte, en a statué ainsi.
« C’est un soulagement »(Michèle Prat)
Sa 1re chambre civile a rendu, lundi, une décision allant dans ce sens et répondant, en même temps, aux souhaits des dirigeants. Elle a ouvert la procédure de redressement judiciaire du club, ce qui signifie que ce dernier peut poursuivre son activité au moins jusqu’à la fin de la saison.
Dans les bureaux de la salle Fleury, cette mesure a été accueillie comme un nouveau souffle.
SIX MOIS…
« Pour les dirigeants qui se sont investis, c’est un soulagement, car ce placement en redressement judiciaire était la seule solution pour pouvoir arriver à nous en sortir. En attendant, on a déjà sauvé la saison », soupire la coprésidente Michèle Prat, bien consciente que la présence et le soutien des collectivités territoriales ont pesé dans cette décision. Celle-ci s’accompagne d’une période d’observation de six mois. Le club, dorénavant suivi et assisté par un mandataire judiciaire, va procéder à un inventaire de ses ressources et proposer un étalement de ses dettes, à partir d’un ordre de priorité.
Par ailleurs, déclaré en cessation de paiement depuis le 14 janvier, le SCAB peut éventuellement avoir recours au fonds de garantie, ce qui lui permettrait notamment de couvrir les arriérés de salaires.
SPONSORS RASSURÉS
« On va suivre les conseils du mandataire », expose Michèle Prat qui voit dans le délai accordé un confort de fonctionnement, un moyen de « travailler avec un peu plus de sérénité. Nous avions approché de nouveaux sponsors qui sont prêts à nous rejoindre. »
« Mais, comme tout le monde nous voyait disparaître, ils étaient en position d’attente. Or, là, on existe toujours et, on peut espérer faire aboutir ces contacts. »
L’ensemble de l’équipe est donc prêt à mordre dans ce qui apparaît comme une deuxième vie.
Patrick Quinsat
La Montagne