
Confirmée en appel, la décision de la Commission de Contrôle de Gestion rétrograde le RBF en NF1. Le club tente un ultime recours auprès du CNOSF.
LE RBF en LFB : un mort-né !
Tout récemment rebaptisé Reims Basket Féminin, pour dépoussiérer l’image de Saint-Jacques et se préparer à un meilleur avenir, le club rémois se trouve aujourd’hui plus que jamais sous la menace d’une rétrogradation en NF1.
Hier après-midi, la Chambre d’appel de la FFBB a confirmé la décision de la Commission de Contrôle de Gestion qui, le 20 mai, avait refusé l’engagement en LFB. Dès lors, Bernard Lavergne avait eu une semaine pour revoir sa copie et apporter de nouvelles garanties malgré un déficit cumulé sur les deux dernières saisons de 220.000 euros. « Ce n’est pas insurmontable », rappelle le président du RBF qui prévoyait de réduire considérablement les dépenses pour éponger une partie de la dette dès la saison prochaine. Cela n’a pas convaincu…
Pour que l’histoire ne se répète pas
« Je suis déçu. Peut-être ai-je été trop optimiste ? J’avais pourtant fourni de nouveaux documents et revu le budget. Il manquait seulement la lettre d’intention de la Ville », précise-t-il. Premier financeur du club, la Ville de Reims n’a pas souhaité se porter garante ou au moins afficher son soutien. De quoi encore ruminer la désagréable impression d’avoir été lâché par les collectivités…
Car, si le RBF risque aujourd’hui de devoir céder sa place au sein de l’élite, c’est en grande partie à cause du Conseil Général qui, depuis l’an passé, a supprimé toute subvention en faveur des clubs professionnels. « C’est le déclenchement, lance Philippe Sauret, le coach emblématique. Depuis deux ans, nous avons réussi de belles choses sur le plan sportif mais il n’y a pas eu de dynamique au niveau des instances. Si les gens ne suivent pas, vaut mieux s’arrêter plutôt que s’épuiser inutilement. C’est peut-être ce qui est en train de se passer ».
Pourtant, le président Lavergne ne veut pas baisser les bras. Le conseil d’administration du club, réuni hier soir, a décidé à la majorité de tenter un dernier recours auprès du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). « Clermont l’avait fait l’année dernière. Il va falloir démontrer que l’on aura les capacités pour s’en sortir. Il nous faudra cette fois-ci une lettre d’intention de la Ville. Sans cela, ce sera difficile. Je vais donc retourner voir les élus ».
La balle est dans leur camp. Pour que l’histoire ne se répète pas. Au terme de l’exercice 2002-2003, Saint-Jacques avait été rétrogradé après quatre saisons en LFB. Il lui avait fallu quatre ans pour retrouver l’élite.
Source l’union