Quand la communication double nos valeurs

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Umaga : à peine arrivé à Toulon et déjà citoyen d’honneur.

Avant la venue d’Umaga à Toulon, qui connaissait Mourad Boudjellal, à part le monde professionnel qui lui reconnaît la qualité d’un chef d’entreprise parti de rien et, aujourd’hui, à la tête d’une respectable entreprise ? Force est de constater que, s’il voulait se faire connaître en un temps record, il ne pouvait pas faire mieux que ce très médiatique recrutement de l’ancien capitaine des All Blacks. Ce n’est pas la première fois qu’un chef d’entreprise se sert d’un club de sport pour se faire connaître. Dans les années 50 j’ai connu Monsieur Germain, Président du Stade de Reims, qui se servait de la notoriété de ce club de football pour s’offrir de la notorité, et par la même occasion de la notoriété à son champagne.

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A ma connaissance l’exemple le plus récent de notoriété zéro devenue notoriété nationale c’est Michel Aulas, président de l’Olympique Lyonnais, le club champion de France de football. Les journaux – qui ne sont pas exempts de reproches en l’occurence – lui donnent plus souvent la parole qu’à ses joueurs. A moins – ce que je suspecte – que ce soit le Président Aulas qui s’accapare la parole à leur place. Toujours est-il que le Président Boudjellal vient de réussir son coup puisque même un journal comme Sud-Ouest Dimanche, qui ne vend pas à Toulon, lui consacre une page ce 29 octobre 2006. Coût de cette communication : 500 000 Euros (charges comprises) pour huit matches en pro D2. Pas si cher que cela au regard des retombées médiatiques enregistrées depuis trois mois. « Je vais passer beaucoup plus de temps mort que vivant. Autant que je dépense mon argent tant que je suis vivant », explique Mourad Boudjellal qui ne manque pas d’arguments. Et qui sait maîtriser la communication. Dernier exemple en date : à peine débarqué à Toulon, le visiteur Umaga commet la maladresse de déclarer : « je repars en janvier, je tiens à respecter mon contrat avec la province de Wellington ». Quarante huit heures plus tard cette déclaration, revue et corrigée, par Rod Brady l’agent du joueur devient : « Tana n’a aucun contrat avec la province de Wellington. Si sa femme se sent bien à Toulon, il y a de fortes chances qu’il poursuive l’aventure. » Ce que femme veut… Ce qui est plus choquant, en revanche, c’est la précipitation avec laquelle Hubert Falco, sénateur-maire de Toulon vient de « bombarder » Umaga citoyen d’honneur de la ville en lui remettant la médaille d’or. En apprenant cette information, je me suis posé cette question : André Herrero et d’autres joueurs toulonnais emblématiques qui ont tant fait pour la club, et par conséquent pour la ville pendant si longtemps, ont il eu droit aux même égards ?
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Un article visible dans l’actualité du site de Pierre Salviac, le Monsieur Rugby de France TV qui n’est plus à présenter.