
Voici l’article de la voix du nord suite à l’audience au tribunal de commerce, décision de sagesse pour le président Carpentier, qui n’a pas envie de voir son bateau coulé sous l’accumulation des dettes, mais la situation actuelle peut nous laisser assez interrogatif sur les responsabilités de chacun.
La politique a des limites, en quelques jours et le jeu des chaises musicales, les mairies de St Amand et Valenciennes et les agglomérations concernées se sont redistribués les cartes, sans même savoir ou il mettait les pieds, à moins que l’un d’entre eux savait vriaement ce qu’il faisait !.
Comment le président de St Amand a pu accepter cette fusion absorption sans un audit financier sérieux ?.
Est ce que ce scénario ne pourrait pas être dupliqué dans d’autre clubs pour assainir leurs situations ?.
Le tribunal de commerce de Valenciennes a statué hier matin sur le dossier déposé par l’Union Hainaut Basket. Le club, qui a déposé le bilan au regard d’un passif de 700 000 E (notre édition du vendredi 13 mars), a été placé en redressement judiciaire avec une période d’observation de six mois. Au terme de cette dernière, si les engagements de l’UHB et des partenaires sont tenus, le club pourra donc continuer son activité, en lissant sa dette sur plusieurs saisons (sept à dix). Si l’heure est au soulagement, un gros travail commence pour l’équipe dirigeante.
Hier matin, René Carpentier est arrivé avec Magali Lopez, quelques minutes avant l’audience (à huis clos) du tribunal de commerce de Valenciennes. À 10 h, le président de l’UHB attendait sur les marches de l’instance qui allait décider du sort du basket féminin dans l’arrondissement. Avec un passif de 700 000 E annoncé, et même si l’équipe dirigeante affichait la qualité de son dossier de redressement, comment ne pas avoir à l’esprit une possible liquidation ? René Carpentier, cependant, restait confiant.
Il lui a fallu attendre 11 h 45 pour avoir la certitude d’une relance possible de l’UHB : le tribunal s’est prononcé en faveur du redressement judiciaire, avec une période d’observation de six mois. Si tout va bien, la dette sera donc lissée sur sept à dix saisons. Soulagé, donc, René Carpentier. « La décision que nous avons prise était brutale, mais nécessaire, expliquait-il après le délibéré.
Mais nous faisons entrer l’Union dans la réalité ».
Nouveau départ
Pour le président, l’heure est plus que jamais à la mobilisation, notamment des générateurs de la fusion. Et pourvu que ceux qui la font vivre tournent une fois pour toutes les pages USVO et USAPH… « C’est un nouveau démarrage, un nouveau combat. Je ne peux le gagner seul. J’ai besoin d’aide » : l’appel du pied de René Carpentier concerne l’ensemble de l’équipe dirigeante, pourtant absente hier matin. Justement, comment a-t-elle réagi, cette équipe, au cours des dernières semaines, des derniers jours, avant la décision de justice et l’ombre de la disparition pure et simple du club ? « Dans ces moments-là, on a toujours le sentiment que tout a l’air de s’arrêter. Je n’attendais pas de manifestation forte. Nous ne sommes que quelques-uns à être venus… », a répondu sobrement René Carpentier. Hier après-midi, il soufflait un peu plus : son répondeur avait enregistré beaucoup de messages de soutien de proches. « Nous allons nous mettre au travail. On devra changer certaines choses pour plus de sérénité, pour aller au bout de nos idées (…). J’ai subi, à titre personnel, un échec : cela fait partie des risques quand on prend des engagements. Si tout le monde est unanime, on va ouvrir vers quelque chose de viable », indique René Carpentier.
Des mains tendues, le président de l’UHB dit en avoir eu ces derniers temps, à commencer par les partenaires publics : « Mais tout le monde était suspendu à la décision du tribunal : elle est sage. Elle a démontré que le projet est viable (…). C’est maintenant qu’il faut dire « On y va ». J’attends des signaux et j’en donnerai. » Les soutiens privés sont également associés à des propos qui visent à préparer le prochain budget, celui de la saison sportive 2009-2010. « Nous allons y travailler cette semaine, poursuit René Carpentier, le budget sera de l’ordre de 1,5 à 1,8 ME, cela dépendra des partenaires. Aujourd’hui (hier ) c’est un jour important pour un engagement sérieux. Je m’attends à une semaine difficile, mais qui peut apporter des satisfactions.
» Le président parle de « coûts normaux », concernant les salaires des joueuses, espérant « que le basket français va se calmer un peu ».
MARTINE KACZMAREK