Pourquoi l’OL n’a pas la côte

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Il est incontestable que la côte n’est pas satisfaisante, 7  titres gagnés, seule équipe à être compétitive sur les travées de l’Europe et un constat clair: Lyon n’a pas la côte qu’il devrait mériter.

Pourquoi: Lyon est grand grâce à son président, mais son président ne sait pas capter les regards positifs sur l’héxagone.

Pour exemple: 

Polémique. Le choix de Jean-Michel Aulas de menacer de procès les élus opposés à son projet de grand stade fait des remous. Même des défenseurs du projet désapprouvent le président de l’OL.

Le président de l’OL n’a pas marqué des points en sortant l’arsenal juridique pour faire taire les opposants à son projet de Grand Stade, et notamment le premier d’entre eux, Michel Forissier, maire de Meyzieu et secrétaire départemental de l’UMP. Dans un premier temps, c’est son parti qui est monté au créneau pour le défendre ; le député Philippe Meunier a même saisi le premier ministre François Fillon, estimant que cela relevait de l’intimidation d’élus.
La manœuvre d’Aulas, qui par l’entremise de son avocat André Soulier, a enjoint Forissier de ne plus faire “de déclaration infondée qui serait de nature à agir sur les cours du titre”, a fini par énerver beaucoup d’élus, y compris à gauche, et pas des moindres. Le maire de Villeurbanne Jean-Paul Bret (PS) se fait leur porte parole : “Je trouve un peu dommage qu’on ait donné à Forissier un os à ronger de qualité… Sur le fond, il a raison : c’est assez maladroit de la part d’Aulas de fonctionner de cette manière. Voir le président d’un grand club tancer les élus, ce n’est pas bon pour la République. C’est une démarche excessive” confie-t-il avec beaucoup de retenue à Lyon Capitale. “C’est une opinion partagée par beaucoup d’élus” ajoute celui qui est aussi le premier vice-président du Grand Lyon.
Bret est pourtant un défenseur du grand stade. “On n’a pas besoin de tribunaux sur ce projet, on peut avoir une démarche de conviction. C’est vrai que Forissier est allé un peu loin. Mais le menacer, c’est contre-productif. L’installation à Décines est en bonne voie. Il n’est pas sûr que les délais soient tenus, mais les choses sont engagées, il n’y a pas besoin de menaces pour les faire avancer…” L’un des plus farouches partisans du Grand Stade, le maire de Décines Pierre Crédoz (PS) qui doit l’accueillir sur sa commune, se retrouve d’ailleurs sur la position de Bret. Même s’il condamne “la malhonnêteté intellectuelle de Forissier”, qui “cherche à exciter les populations”, Crédoz n’approuve pas la démarche d’Aulas : “Ce n’est pas le meilleur moyen. Il faut rester serein et faire avancer le projet”.
 RRF