Pas de crise ….

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Dans un article du journal des entreprises consacré au stade toulousain, le président René Bouscatel fait preuve d’un optimisme certain…. 

Le Stade toulousain est-il, selon vous, une entreprise comme les autres?
Pas exactement. Comme toute entreprise sportive, son but est avant tout de pérenniser ses résultats sur le terrain. En outre, l’entreprise Stade toulousain a ceci d’atypique qu’elle est partie d’une association qui a évolué vers le professionnalisme en se structurant capitalistiquement et juridiquement. D’abord en se transformant, en 1998, en société anonyme à objet sportif (SAOS) lorsque le rugby est passé professionnel, avec deux particularités: ni rémunération des dirigeants, ni répartition des bénéfices. Nous avions alors divisé le capital social entre le l’association Stade toulousain qui en détenait 99% et sept ou huit actionnaires à titre individuel qui se partageaient les 1% restants. Puis, la loi française a évolué et nous sommes devenus, en 2002, une société anonyme sportive professionnelle (SASP), les deux particularités de la SAOS étant par là même levées. Pour ce qui concerne le capital, à ce jour les associations du Stade toulousain détiennent 80% des actions, le reste étant porté par un nombre important d’entreprises ou de particuliers, formant un actionnariat minoritaire mais d’un réel soutien. Enfin, aucun dividende n’étant distribué, nous nous sommes créés des fonds propres pour pouvoir incorporer nos bénéfices, destinés soit à faire des investissements productifs, soit à passer un éventuel cap sportif difficile où nous verrions nos recettes diminuer.

Justement, ces recettes, quelles sont-elles?
Partant du constat que, dans le sport comme dans la culture par exemple, les recettes tirées de la billetterie sont insuffisantes pour nous faire vivre, nous avons cherché à diversifier notre économie (toutes les activités du Stade toulousain sont gérées en direct, ndlr). D’abord grâce au partenariat (sponsoring) qui représente 40% de notre chiffre d’affaires, puis du merchandising avec le lancement d’une ligne de vêtements en cobranding avec Nike et la création de notre marque- ST- dont nous diffusons la ligne de produits dérivés et de vêtements au sein de notre propre réseau de boutiques et via Internet. Ces ventes directes génèrent 20% de notre chiffre d’affaires, auxquels s’ajoutent 5 à 10% de royalties que nous percevons sur les ventes Nike. La Brasserie du Stade pèse quant à elle pour 8 ou 9% et entre 4 et 5% proviennent de la location d’espaces et de l’organisation d’événements clés en main. Le reste se partage entre les droits communs de la Ligue nationale de rugby (droits TV et droits marketing des partenaires de la LNR) et la vente de billets.

Le sponsoring est donc votre première source de recettes. Craignez-vous l’impact de la crise économique ?
Pour le moment, elle ne semble pas avoir une grosse incidence sur les contrats signés mais il est vrai que nous manquons de visibilité sur la saison prochaine. Nous restons très attentifs et travaillons donc à réunir de nouveaux partenaires (300 aujourd’hui, ndlr), qu’ils soient équipementiers, officiels ou au club des partenaires. Il faut savoir que chaque compétition génère, pendant ou après le match, plus de 5.000 relations publiques, ce qui fait du Stade toulousain un élément fort d’intégration dans le monde économique. Je ne vois pas tout cela s’arrêter du jour au lendemain sous l’effet de la crise et encore moins les gens se priver de cette part de rêve que leur apporte le rugby…