Les français régnent à l’international

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Les fédérations internationales sont aux mains des Français, en ce qui concerne les sports collectifs, seul le hand ball n’a pas réussi à glaner une place de président, mais seulement de secrétaire général pour Joel Delplanque de la fédération internationale.

Bernard Lapasset

Candidat sortant, Bernard Lapasset a été réélu à la présidence de l’International rugby board (IRB), lundi 12 décembre 2011 à Los Angeles (États-Unis), au cours d’une réunion de son Conseil mondial. Président de l’IRB depuis le 1er janvier 2008, Bernard Lapasset, 64 ans, débutera son deuxième mandat le 1er janvier 2012.

Un vote à la majorité simple a octroyé 14 voix à l’ancien président de la Fédération française de rugby (1991-2008), contre 12 à l’Anglais Bill Beaumont, son vice-président lors de sa première mandature, ancien capitaine du XV de la Rose et seul autre concurrent à l’élection.

Ce scrutin fait suite à une première session disputée, le 19 octobre à Auckland (Nouvelle-Zélande) durant la Coupe du monde de rugby, au terme de laquelle le Conseil mondial n’avait pu se départager.

Après avoir mené une action décisive en faveur de l’intégration du rugby à VII au sein du programme olympique (rendez-vous à Rio en 2016), Bernard Lapasset entend désormais adopter la voie des nations émergentes en œuvrant davantage encore pour étendre la diffusion et le développement du rugby, en particulier en Asie et en Amérique. Bernard Lapasset pourrait également engager une réforme de la gouvernance de l’International rugby board,

Vice-président du CNOSF de 1992 à 2009 et toujours administrateur, Bernard Lapasset est un fervent défenseur d’un sport porteur de valeurs et accessible au plus grand nombre. Ses collègues du Conseil d’administration du CNOSF et son président, Denis Masseglia lui adressent ses plus sincères félicitations et vœux de succès pour ce deuxième mandat.

Michel Platini

La réélection de Michel Platini à la présidence de l’UEFA, seul candidat à sa succession pour un second mandat de quatre ans, s’est transformée en sacre triomphal au Grand Palais de Paris mardi 22 mars avec un vote par acclamation, debout, des membres des 53 fédérations européennes de football.

Rien à voir avec le climat tendu d’il y a quatre ans, le 26 janvier 2007 à Düsseldorf où le Français avait été élu sur un score serré (27 voix contre 23, deux bulletins non valides, l’UEFA ne comptant à cette époque que 52 membres) face au Suédois Lennart Johansson, alors président sortant.
Dirigeant rassembleur

Quatre ans plus tard, Michel Platini n’est plus seulement un ancien footballeur de renom,
c’est un dirigeant rassembleur, écouté, fin négociateur, qui a su mener ses réformes avec la même habilité que ses coups francs au-dessus des murs adverses sur les terrains autrefois.

Son bilan fait rêver plus d’un dirigeant sportif. Aujourd’hui, le principe d’un fair-play financier a été accepté et c’est une vraie révolution qui s’est faite en douceur: un club ne pourra pas dépenser plus qu’il ne gagne sous peine, par exemple, d’exclusion de la Ligue des champions à partir de la saison 2014-15.

L’ouverture de la Ligue des champions à des petites nations, qu’il prônait il y a quatre ans, est devenue réalité, sans heurts, et sans remettre en cause le formidable impact d’une compétition toujours reine.

Et le G14, ce club fermé des puissants du football, épine dans le pied de l’Union européenne de football (UEFA), a disparu en contre-partie de dédommagements pour les équipes fournisseuses d’internationaux.

La Fifa en ligne de mire?

Interrogé sur la candidature du qatari Mohammed Bin Hamman face à son ami Joseph Blatter pour la présidence de la Fifa, l’ancien numéro 10 des Bleus et de la Juventus de Turin est resté évasif, se positionnant comme hors du débat, « il y a deux candidats à la Fifa, vous me demandez pour qui je suis, avant je n’étais que Michel Platini, je ne pensais que pour moi, aujourd’hui je suis président de l’UEFA, je vais réfléchir, voir avec les fédérations, avec les pays européens pour les candidats de demain, je ne peux plus parler en mon nom personnel ».

Mais lui vise-t-il la présidence de l’instance internationale dans quatre ans ? Beaucoup en tout cas voient déjà Michel Platini dans la peau d’un futur candidat à la présidence de la Fédération internationale de football (FIFA). Joseph Blatter, actuel président de la Fifa, a indiqué qu’il briguerait le 1er juin son dernier mandat de quatre ans. Pour Michel Platini, la question pourrait être dans quatre ans: après l’Europe, le monde ?

Yvan Mainini

Le Congrès Mondial de la FIBA (Fédération Internationale de Basket), réuni lundi 6 septembre à Istanbul, a officialisé l’élection d’Yvan Mainini à la présidence de la FIBA, pour quatre ans. Le Président de la FFBB succède à l’Australien Bob Elphinston. Ce dernier a salué, à l’occasion d’une conférence de presse organisée à la suite du match Etats Unis-Angola, « le Président d’une des deux ou trois fédérations les mieux organisées du Monde. »

A 65 ans, Yvan Mainini devient le 11e Président de la FIBA et le deuxième français à exercer cette fonction après Robert Busnel, en poste de 1984 à 1990.

Président de la FFBB depuis 1992, Yvan Mainini avait également occupé le poste de Président de la FIBA Europe de 1998 à 2001. Outre sa carrière de dirigeant, Yvan Mainini a derrière lui une immense expérience d’arbitre international avec à son actif plus de 1.000 matches sifflés au plus haut-niveau, dont deux finales d’un Mondial, en 1982 à Cali (Colombie) et en 1986 à Madrid (Espagne) et trois Jeux Olympiques.

Yvan Mainini : « L’émotion avait été très forte le 15 mai dernier lors de l’Assemblée Générale de la FIBA Europe. C’est là que tout s’est décidé. Aujourd’hui était un instant très solennel. Il s’agit d’une responsabilité lourde à assumer mais j’ai toujours été passionné par le basket… Au sein de la FIBA, les secrétaires généraux sont les garants de la continuité de l’action et l’appui de Patrick Baumann est donc primordial. J’ai quelques idées pour changer certaines orientations, certains axes de travail. Mais je souhaite en réserver la primeur à ceux en charge de les approuver et de les mettre en œuvre. Ma plus grande émotion vient peut-être de l’idée de quitter la Présidence de la FFBB après 18 ans. C’est un peu comme mon enfant. J’ai dit à mes collègues que je leur laisse les clés d’un camion en très bon état. »

Jean Gashassin

Le 23 septembre dernier, le président de la Fédération française de tennis, Jean Gachassin, a été élu vice-président de la Fédération internationale de tennis. Il revient pour nous sur son élection et les grands dossiers prioritaires.

Pourquoi avez-vous souhaité vous investir au sein de la Fédération internationale de tennis ?
La France possède une grande tradition tennistique. Elle appartient de longue date aux nations qui ont largement contribué au rayonnement et au développement du tennis dans le monde. De par son palmarès en Coupe Davis et en Fed Cup, et de par les événements majeurs qui s’y déroulent chaque année.

Un président proche des joueurs

Nous avons la chance et le privilège d’organiser chaque année avec Roland-Garros un tournoi du Grand Chelem, puis un peu plus tard dans la saison, un tournoi estampillé « Masters 1000 » avec le BNP Paribas Masters. C’est ce qui se fait de mieux à l’échelle internationale.

Mais nous sommes également présents à tous les niveaux de la compétition. La France organise chaque année quatre tournois ATP, deux épreuves WTA, une dizaine de Challengers, une vingtaine de Futures et près de trente ITF Féminins. La France a une voix qui compte dans le concert international. Il est de notre devoir de la faire entendre. A ce titre, il est primordial que la France continue d’être représentée au niveau des plus hautes instances internationales et accentue son influence. Être présent au niveau du « board » de l’ITF, c’est l’assurance de pouvoir « peser » sur toutes les grandes orientations futures de notre discipline, de participer à son développement et de préparer son avenir.

Aviez-vous fait campagne en amont ?
Comment s’est déroulée cette élection ?
Je n’ai pas spécialement fait campagne. Mais, comme je vous le disais précédemment, la France a une voix qui compte à l’échelle internationale. On attend d’une grande nation tennistique qu’elle s’investisse au niveau des plus hautes instances. Par ailleurs, Francesco Ricci-Bitti, le président de la Fédération internationale de tennis, m’avait demandé depuis un certain temps déjà de travailler à ses côtés. Nous nous connaissons depuis longtemps, partageons des valeurs communes, et avons tous les deux la même vision d’avenir pour notre sport.

Quant à l’élection proprement dite, j’ai eu la chance d’être élu en deuxième position des treize nouveaux membres du « board », avec plus de 86 % des suffrages. Parallèlement à mes fonctions de Président de la FFT, je siègerai donc jusqu’en 2013 au Bureau directeur de la Fédération internationale de tennis en qualité de vice-président, et présiderai sa commission du « Développement ».

Quelles sont vos priorités en arrivant à la FIT ? Au sein de la Commission de développement, sur quels projets, quels axes souhaitez-vous travailler particulièrement ?
L’ITF a toujours porté une attention particulière au développement du tennis dans le monde. Sur la période 1986 – 2009, elle a investi plus de 71 millions de dollars sur 150 territoires, grâce à son fond de développement, alimenté notamment par les tournois du Grand Chelem, dont Roland-Garros bien sûr. Une de mes priorités sera de poursuivre et d’accentuer le travail effectué en direction des jeunes. Je souhaite que le plus grand nombre puisse accéder à notre discipline et bénéficie d’une formation qui leur permette de s’amuser, d’exprimer leur talent, et pourquoi pas, pour les plus assidus, d’atteindre le très haut niveau. Il convient aussi de poursuivre le développement de la compétition, mais aussi d’accentuer la formation des enseignants dans toutes les zones géographiques.