
Après la défaite de son équipe face à l’Élan Béarnais, Laurent Pluvy était en colère contre l’arbitrage. Alors que le SVBD menait de quatorze longueurs à l’entame des dix dernières minutes, il a encaissé un 11-29 qui a précipité sa défaite. La faute à qui ?
Quelques minutes après la défaite du SVBD contre Pau-Lacq-Orthez samedi soir (80-85), Laurent Pluvy affichait le masque des mauvais jours. La cause à une légitime frustration due au sentiment d’être passé tout près d’un exploit retentissant ? Même pas. L’entraîneur de Saint-Vallier était en colère contre les arbitres : « Pour moi, c’est injuste ce soir. Je n’ai pas grand-chose à reprocher aux mecs qui se sont bien battus. J’ai deux sentiments. Le premier, c’est qu’on ne doit pas laisser revenir Pau (N.D.L.R., dans le dernier quart-temps lorsque les Drômois menaient 69-56). Si on fait un quatrième quart-temps correct, on gagne le match malgré l’arbitrage. » Dans cette dernière période, les équipiers de Tsagarakis ont encaissé un 11-29 qui a plombé tous les efforts accomplis jusque-là pour faire tomber l’épouvantail palois. Pluvy poursuit : « Je suis vraiment fâché quand j’entends que Claude Bergeaud a parlé aux arbitres, qu’il les a malmenés. On voit la deuxième mi-temps derrière, il n’y a plus une faute de sifflée. Ils ont zéro faute dans le troisième quart-temps alors que ça mailloche. »
« Alors, on va faire une Aulas. Les mecs peuvent arriver comme ça, « monter » sur les arbitres… » Faut-il considérer qu’une éventuelle intervention de l’ex-sélectionneur français a influencé les décisions arbitrales après le repos ? Il est bien délicat de l’affirmer catégoriquement.
Comme souvent, certaines décisions peuvent prêter à contestation. Ont-elles eu des conséquences sur la défaite drômoise ? Il est indéniable que, placés le dos au mur, les visiteurs ont haussé le niveau de leur agressivité. Au-delà de la limite permise sans que cela soit sanctionné ? La question reste posée.
Saint-Vallier devra passer à autre chose pour préparer son délicat déplacement à Aix-Maurienne, vendredi.