Le vélo laisse du térrain

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Cette article est issue du blog de Julien Hermenet, il montre la baisse significative en terme d’audience du tour de France. Peut être un signe que le public n’est pas prêt avaler n’importe quel produit. Une fenêtre médiatique peut s’ouvrir pour le basket, si l’équipe de France masculine réalise de bonnes performances avec ses 6 joueurs NBA, dont certains sont de véritables icones publicitaires.

Après un mois de juin difficile – pour ne pas dire morose – en termes d’audience, France Télévisions commence se refaire une santé avec le Tour de France qui se déroule du 1er au 23 juillet 2006. Le groupe a en effet subi de plein fouet la désertion de ses chaînes pour cause de Coupe du Monde de football. Il a ensuite été en concurrence frontale avec les chaînes privées couvrant l’événement – TF1/Eurosport, M6 et Canal Plus – lors de la première semaine du Tour. L’audience s’en est ressentie puisqu’elle était en retrait de près de 14% par rapport 2005. La semaine suivante, les téléspectateurs ont retrouvé le chemin de France Télévisions puisqu’ils étaient quotidiennement plus de 3,8 M (41,8 % de part de marché). Le 13 juillet, 5,8 M de téléspectateurs (49% de PDM) étaient devant leur poste pour suivre la prestigieuse étape de montagne des Pyrénées.
Globalement, les audiences devraient être en deç des chiffres prévus, et ce pour plusieurs raisons. La pénurie de coureurs “stars” du peloton pour cause de retraite tel que Armstrong ou de présomption de dopage – Ullrich et Basso, pour ne citer qu’eux – joue clairement un rôle dans l’attrait moindre que revêt le Tour cette année. Ce moindre intérêt se fait notamment sentir pour les chaînes étrangères, notamment allemandes et américaines, qui enregistrent des scores moitié moindres.
Pour s’intéresser au spectacle sportif, il est vrai qu’une grande partie des téléspectateurs a besoin de cyclistes déj reconnus et médiatisés, autrement dit de “produits d’appel”.

Le tour arrive sa fin, la ligue 1 n’a pas encore ouvert ses stades, alors si Boris Diaw, Tony Parker, and co ont l’occasion de rattraper le « petit loupé » de la formidable médaille d’argent de Sidney, on est prêt prendre. La fenêtre médiatique existe, elle n’est pas large, mais durant la saison régulière 2006/2007, il faudrait qu’un de nos français deviennent champion NBA, car le rugby va occuper tous les espaces de promotion et ils sont forts pour le lobbying.
Je n’oublie pas les filles au championnat du Monde au Brésil, mais on sait très bien que la NBA ouvrira un peu plus grand les portes que nos top joueuses de LFB.

Didier Servant