Le succés du commerce

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Les recettes du tournoi parisien, plus de 120 millions d’euros, irriguent l’ensemble du tennis français. De quoi soutenir un marché mature sur lequel quelques entreprises françaises sont leaders.

Depuis le 24 mai et jusqu’au 7 juin, de gré ou de force, chacun vit au rythme saccadé des sets qui se succèdent sur les courts de Roland-Garros. Tout le monde, évidemment, ne siège pas aux abords de la prestigieuse terre battue.

Mais qu’à cela ne tienne, la télévision est là,qui chante comme chaque année l’alliance renouvelée du rêve et de la passion… Dans l’ivresse du moment,bon nombre de commentateurs du monde entier – pardonnonsleur cette candeur… – oublieront pourtant un acteur essentiel du spectacle qui se joue sous leurs yeux : le business.

Car Roland-Garros, vaste foire aux équipements et produits dérivés de toutes sortes, est aussi une affaire juteuse.

Témoins, des gains en croissance constante. En 2009, ils devraient s’élever à 120 millions d’euros, et afficher une marge bénéficiaire, excusez du peu, de 50 %. « Le business model, explique Fabien Grobon, directeur des partenariats et des licences à la Fédération française de tennis, est tout simple : il s’agit de générer des revenus en vendant des droits d’association à des marques. » Tout simple en effet. Et d’autant plus simple que les entreprises s’arrachent la faveur. Premier parrain de la manifestation, BNP Paribas débourse quelque 20 millions d’euros par an pour associer son nom au tennis. Viennent ensuite une petite dizaine d’entreprises parées du titre de “partenaires officiels”. Elles sont issues de secteurs d’activité très divers – Lacoste, Peugeot, Perrier, IBM (lire notre encadré page 40), Afflelou, Europe 1, etc. – mais ont en commun la volonté de bénéficier de l’image de Roland-Garros, associée, assure la Fédération française de tennis, aux leaders, à l’élégance, la modernité, l’international, la haute qualité… En offrant des invitations qui sont autant de moments uniques pour les adeptes de la balle jaune, ces partenaires officiels s’achètent aussi une part de leurs relations publiques.

D’autres sociétés, plus nombreuses encore, ne voient pas leur nom associé à l’événement mais se contentent d’acheter des places en nombre, faisant ainsi de l’événement un support majeur de leur communication.

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