
Dans un article parru dans l’équipe.fr, un bilan communiqué par la ligue nous montre que les clubs de foot dégagent des bénéfices.
C’est une première depuis six ans : en 2006, les clubs de Ligue 1 ont dégagé des bénéfices. Selon le quotidien Libération de samedi, la Ligue de football profressionnel s’apprête à annoncer que les bénéfices cumulés des clubs de l’élite atteignent 26 millions d’euros pour le dernier exercice. Pour Frédéric Thiriez, le président de la LFP, ce résultat «pas négligeable», concernerait la grande majorité des clubs. Tous les résultats ne sont pas disponibles mais seuls «deux clubs seraient vraiment en déficit et d’autres proches de zéro». Ce retour à la santé financière n’aurait rien à voir avec l’inflation des droits télé. Frédéric Thiriez rappelle que lorsque ceux-ci ont doublé en 1999, «les clubs se sont retrouvés en déficit pendant les cinq années suivantes». «Ces bons résultats s’expliquent par la bonne gestion des clubs», ajoute le patron de la LFP. Jean-Paul Minquet, professeur d’économie du sport à l’Ecole supérieure de commerce de Paris, analyse l’embellie financière actuelle de la L1 par les profits réalisés sur les transferts : «On ne gagne pas d’argent sur l’exploitation du club, mais on peut en gagner sur le transfert des joueurs.» Libération cite l’exemple du transfert de Mahamadou Diarra, cédé par l’Olympique Lyonnais au Real Madrid l’été dernier pour 26 millions d’euros… soit le montant du bénéfice de toute la Ligue 1. Gervais Martel, président du RC Lens et de l’Union des clubs professionnels, se félicite que la L1 fasse des bénéfices. «C’est la première fois depuis avant Jésus-Christ», plaisante-il. Mais il reprend tout son sérieux pour exiger que l’UEFA impose à tous les clubs européens les mêmes régles de gestion : «Un organisme de contrôle de gestion au niveau européen, je l’ai demandé pour la première fois en 1998,rappelle-t-il. Michel Platini, avec qui j’en ai souvent parlé, va faire avancer les choses. On ne peut pas continuer avec certains pays où l’on dépense les droits télé avec deux ans d’avance, ou comme en Espagne où le Roi a décidé que la dette sociale des clubs serait supprimée».