Le poids du CNOSF

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Quels sont vos principaux projets pour le sport ?

Premier gros chantier, la réforme des collectivités territoriales. Elles sont le premier financeur public du sport avec 9 milliards d’euros investis, loin devant les 400 millions d’euros que le ministère injecte dans le sport. Les communes apportent 8 milliards d’euros, et les conseils généraux et régionaux 1 milliard ? la moitié allant vers les équipements, l’autre moitié dans le fonctionnement. Que se passera-t-il si, demain, la région et le département ne peuvent plus librement investir dans le sport ? Ce sont 500 millions d’euros qui sont en jeu. La ministre est au courant. Elle est mobilisée à 100%.

Autre chantier ?

Le second chantier concerne les 20.000 emplois qui pourraient être créés dans les clubs. Est-ce qu’un club de foot de banlieue peut former et obtenir pour un jeune qu’elle a envie d’embaucher les diplômes nécessaires ? Non. Il faut simplifier le dispositif actuel. Aujourd’hui, un jeune peut mettre deux, trois ou quatre ans pour obtenir le certificat de qualification professionnelle dont il a besoin. Cette durée doit être réduite. Pour cela, il faut mutualiser les demandes venant des différents sports pour qu’il n’y ait pas d’engorgement administratif. Je suis optimiste car la volonté est là.

Du côté des paris sportifs, qu’attendez-vous du droit de propriété des compétitions qui permet de toucher des revenus supplémentaires ?

Il est légitime car c’est une reconnaissance du patrimoine. Mais il faut être prudent sur l’aspect commercial. L’offre ne doit pas aboutir à une forme de déséquilibre. Ainsi, tous les opérateurs, ou presque, de paris doivent avoir accès à la Ligue 1. C’est pourquoi les sports doivent être solidaires entre eux. Nous allons tenter d’être le plus régulateur possible.