
Le handball affiche sa stratégie pour tenter d’ouvrir une petite fenêtre médiatique, pouvoir surnager dans le classico football, une couverture extraordinaire sur le rugby,….. Le basket masculin communique, mais le basket féminin devrait trouver des supports originaux pour sortir la tête. L’open existe et devrait franchir une nouvelle étape, remplir Coubertin serait sublime, mais il faut sortir en 3eme position. Ce n’est pas gagné avec le hand, surtout que la ligue masculine est en train de s’ouvrir. La chasse aux spectateurs: à vos marques, prêt, ….Â
Didier Servant
2007, l’odyssée de l’espace médiatique
Handball . À un an de son championnat du monde féminin, la Fédération française s’organise pour sortir de l’ombre de la Coupe du monde de rugby.
En 2007, la France organise la Coupe du monde de rugby. De cela tout le monde ou presque est au courant. Mais qui sait que quelques semaines plus tard le Mondial 2007 de handball féminin aura lieu dans l’Hexagone du 2 au 16 décembre et que la billetterie vient d’être ouverte (1) ? À un an jour pour jour de ce championnat du monde, et alors que l’équipe de France féminine dispute en ce moment l’Euro en Suède (voir encadré), la Fédération française de handball (FFHB) s’organise pour tenter d’offrir une visibilité médiatique à sa compétition dans l’ombre du ballon ovale.
féminité et femmes de défis
L’affiche officielle est prête. Deux pieds fins vus de derrière en gros plan. Celui de gauche repose dans un escarpin rouge talon aiguille avec lanière de cuir autour de la cheville. Celui de droite, chaussette blanche, est en extension dans une chaussure de sport bleue. « L’axe de communication principal s’appuie sur deux – piliers, explique Michel Jacquet, directeur opérationnel du Mondial 2007. Féminité et femmes de défis (sportifs et humains), car au-delà de cette compétition l’équipe de France s’associe à l’UNISEP (un partenariat a été signé entre la – Fédération et l’Union pour la lutte contre la sclérose en plaques – NDLR). »
Numéro 2 du comité d’organisation du Mondial de football en 1998 puis à la tête du Mondial 2001 de handball, – Michel Jacquet, aujourd’hui directeur opérationnel de l’organisation du Mondial 2007, n’en est pas à son coup d’essai. C’est pour cela que la FFHB est venue le chercher à l’automne 2005 après que la France eut été préférée à la Chine par la Fédération internationale. « Je suis à la recherche d’un troisième titre de champion du monde », plaisante-t-il. Pour lancer l’événement, le comité d’organisation a voulu frapper fort en – ouvrant la billetterie à la date symbolique du 2 décembre, 365 jours pile avant l’échéance. « On veut que les onze salles soit bien, voire totalement remplies pour créer la fête. Cette première phase de vente (60 % des billets) est réservée à la famille du handball (commandes groupées qui viennent de 2 500 clubs, 95 comités départementaux et 24 ligues régionales). Le grand public (40 %) ne pourra acheter ses places qu’à partir du 20 juin 2007 après le tirage au sort qui désignera les lieux des matchs. Mais je ne serais pas surpris qu’à l’issue de cette première phase de vente qui va jusqu’au 30 avril ce quota soit plein car certaines salles, à l’image de celle de Saint-Brieuc en Bretagne (2 400 places), sont petites. »
Avec 180 000 places disponibles au total contre 2,4 millions de billets pour le rugby, Michel Jacquet reconnaît qu’ils n’« évoluent pas sur la même planète ». Sur les 16 millions d’euros du budget global (204 millions d’euros pour le rugby), le comité d’organisation consacre 6 millions aux animations périphériques pour promouvoir et développer la pratique du handball. Les 10 millions restants serviront à la logistique et la communication.
Opérations ciblées envers les femmes
C’est bien là tout le problème, médiatiser un événement avec seulement un million d’euros. « C’est peu pour une manifestation internationale, mais on ne veut pas laisser d’ardoise. En fait, on ne fera pas vraiment de campagne médiatique avant la fin de la Coupe du monde de rugby, ce serait une perte d’énergie. Avant on fera des opérations ciblées (Journée de la femme, concours femme et sports…). André Amiel et Bernard Lapasset, les présidents des fédérations de handball et de rugby, se sont rencontrés pour qu’il y ait des synergies de communication entre les deux événements, même si on reste humble par rapport à la dimension de l’événement rugby. »
(1) http://www.handball2007.fr/
Nicolas Guillermin
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