Le CNOSF prend sa place

Posté le
cnosf-quad-gd.thumbnail3

Sans aucun engagement politique particulier, il ne faut pas se voiler la face, les sports noyés dans un super minitére sont en train de ……. Comme le titrait le journal l’humanité « Le CNOSF, ministère bis des Sports », le comité olympique devient l’organe de reflexion, force de proposition …

Voici l’article

Face à un ministère aux abonnés absents, le Comité olympique français prend l’initiative d’une conférence sur le sport.

Les voeux servent autant à souhaiter la bonne année qu’à prendre date pour l’avenir. En présentant les siens, le président du Comité olympique et sportif français, Henri Sérandour, a contribué à mettre paradoxalement en lumière le vide sidéral de la politique ministérielle, partagée sans que l’on sache très bien comment, entre le ministre de la Santé, Roseline Bachelot, et le secrétaire d’État aux Sports, Bernard Laporte. Lequel était présent brièvement hier à la Maison du sport français pour assister à une cérémonie des voeux non inscrite à son agenda.

Le CNOSF est donc à l’initiative d’une « conférence nationale sur le sport » qui entend associer État, collectivités territoriales, mouvement sportif et ses partenaires économiques – la difficulté résidant dans la manière d’identifier ces derniers, aux intérêts privés.

Ce n’est pas la première fois que le Comité olympique se trouve à l’initiative. Déjà, durant la campagne présiden-tielle, il avait auditionné l’ensem- ble des candidats sur leur projet en matière de sport.

Là, avec cette conférence nationale qui pourrait se tenir après les JO 2008, au mois d’octobre, l’objectif d’être l’interlocuteur incontournable est clair. Henri Sérandour, le président du CNOSF, pressent que les constats effectués par le recensement national des équipements sportifs, ou par les États généraux du sport, aboutissent à une incohérence. « La cohérence voudrait une réflexion concertée. Par exemple, définir pour chaque région un équipement structurant, comme un bassin olympique ou une salle multisports capable d’accueillir des événements d’ampleur. Plus, autour, des structures d’entraînement. On pourrait alors délocaliser des championnats internationaux trop concentrés à Paris. »

Il a également jugé que « l’on devrait reconsidérer la manière d’utiliser les crédits du CNDS, aujourd’hui trop largement disséminés sur un ensemble de programmes », soit un saupoudrage inefficace.

« Nous souhaitons une gouvernance du sport partagée », explique le vice-président du CNOSF, Jean-Pierre Champion, parce que « les politiques territoriales ne sont pas toujours harmonisées avec les politiques fédérales ». L’objet de cette conférence, qui pourrait devenir annuelle, est « de discuter avant que les décisions ne soient prises, de faire comprendre que le mouvement sportif est un acteur majeur ». De là à voir dans cette démarche un ministère bis…

L. V.