Le bilan du président Dufour

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« Mondeville sauve le principal »

Sur le site de l’USOM, on peut découvrir les réponses que le président de Mondeville a faites au journaliste référent de Ouest France. 

Ex aequo avec le 4e, mais 6e, Mondeville devra se contenter de la coupe Fiba la saison prochaine. Ce n’est pas un souci pour le président Dufour.

Etes-vous amer après cette défaite à Clermont, mercredi (82-71) ?

Non, je savais que sans Lenae Williams ce serait très dur. C’est un peu un match à l’image de la saison. Nous revenons à six points, le panier à trois points qui pouvait tout changer ne passe pas loin. De l’autre côté, Clermont a eu une réussite insolente à trois points, 11 sur 24. Quand elles ont cette adresse, elles sont très dures à battre. Même s’il y a des trucs que je regrette…

Par exemple ?

Que Meredith Alexis n’ait pas joué plus : en seulement 16 minutes, elle met quand même 14 points et prend cinq rebonds.

Après trois saisons à ce niveau, le club ne jouera pas l’Euroligue. Cela vous désole-t-il ?

Non, ce n’est pas une catastrophe, j’en suis certain ! Nous sommes en coupe Fiba, l’important était de jouer une compétition européenne.

Avez-vous craint de manquer ce rendez-vous en cours de saison ?

Oui. Il y a quinze jours, nous étions dans le trou. Nous aurions pu finir 8e, ou 9e, notre sixième place nous permet de sauver le principal.

Avez-vous quand même l’impression d’avoir vécu un exercice compliqué, décevant ?

C’est une saison de transition. Le changement, pour un entraîneur, pour un club, n’est jamais facile. Hervé Coudray le voit aussi à Valenciennes, et sa première année avait été dure ici aussi, puisque nous avions évité les quatre dernières places lors de la dernière journée. La saison a été perturbée par les blessures. Celle de Janostinova dès le début. Ensuite nous avons coupé Diawara, puis Aubert est partie. Cela a perturbé tout le monde. Sinon, nous aurions sans problème fini dans les quatre premiers.

N’avez-vous pas le sentiment que ces événements auraient pu être mieux gérés ?

Pour ce qui est de Janostinova, nous avons espéré de semaine en semaine son retour, puis en décembre il était clair qu’elle ne pouvait plus jouer. Nous venions de changer Diawara pour prendre Alexis, et nous étions alors bien dans le jeu. Remplacer Janostinova n’apparaissait plus comme une nécessité, d’autant que nous nous serions mis en péril financièrement en prenant une joueuse supplémentaire.

Que pensez-vous du départ d’Aubert ?

C’est du passé. Je pensais que la remplacer par Dabovic était un choix judicieux. Tout le monde était d’accord là-dessus, d’ailleurs. Mais elle n’a pas été à la hauteur de sa réputation.

Recueilli par Dominique FAURIE.

Ouest-France