La logique sportive….

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rene-le-goff1

Dans un article découvert dans la voix du Nord, voici quelques extraits ou éléments de réponse de la part du président de la LNB qui donne son sentiment et la limite de la logique sportive.

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- Après Limoges ou Paris que vous inspire la relégation d’un monument du basket français ?

« Si la loi évoluait comme je l’avais proposé dans le projet de Nouvelle Ligue (qui prévoyait l’instauration de critères économiques, structurels et de capacité de salles en plus des critères sportifs), il y aurait une meilleure régulation par rapport à l’investissement et la réussite des clubs sur trois ans. La logique sportive est une priorité mais elle a ses limites dans ces situations-là. On peut louper une saison, comme Nantes ou Saint-Étienne en foot. Il faudrait pouvoir le réguler un peu pour le développement du sport professionnel. D’autant que les collectivités commencent à se désengager et que le contexte économique est difficile : on ne peut pas faire n’importe quoi. »

- Comment faire alors ?

« Un décret de février 2006 interdit aux fédérations d’ériger des règles autres que sportives. Alors je dis aux élus, donnez-nous la capacité de réguler un peu ça ! Je sais que j’irrite. On me trouve trop dans la logique économique… Heureusement, des salles sortent de terre. On va peut-être y arriver. Quand les élus auront une salle, peut-être voudront-ils protéger l’investissement… »

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- L’indécision du championnat est-elle un avantage ou un inconvénient en terme de notoriété ?

« L’intérêt, c’est celui des spectateurs. On continue à améliorer les taux de remplissage (83 % contre 77 % en 2007-2008 pour 3 565 spectateurs d’affluence moyenne) et les diffusions télé, ce sont des signaux intéressants. On a un championnat équilibré, tout le monde peut gagner. Nos grosses équipes qui jouent l’Euroligue ont du mal à avoir l’effectif pour être au top dans les deux compétitions. Économiquement, je n’imagine pas qu’on puisse changer la donne, alors il faut faire avec. Les instruments de la Ligue sont de faire le meilleur calendrier possible et vendre l’incertitude, qui est la base de l’industrie des paris sportifs : on peut espérer une manne financière de ce côté. »

- Avec l’implication de Tony Parker, l’ASVEL sera-telle une locomotive ?

« L’ASVEL peut tirer tout le monde mais il ne faut pas rêver, il n’y en que trois ou quatre qui suivront. Une élite se dégagera peut-être mais elle sera d’abord tournée vers l’Europe. Et l’ASVEL (dont le budget va passer de 5,1 à 7,15 ME) sera encore loin des moyens financiers en vogue en Europe. Mais elle peut-être une source d’émulation, chacun à son échelle : l’agglomération de Lyon n’est pas celle de Gravelines-Dunkerque. Mais il faut que le message passe sur les salles : que celles qui sont construites soient à la fois pour le spectacle sportif et pour l’autre spectacle. Antarès au Mans a été amortie sur dix ans. Elle a permis au MSB de se développer mais, même avec l’Euroligue, le basket n’y représente que 40 %, dans une agglomération comparable à celle de Dunkerque… »