La chine fait son ménage

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A moins de cinq mois de l’ouverture des Jeux de Pékin, les entraîneurs du sport chinois connaissent des nuits sans sommeil. Et des réveils cruels. Elisabeth Loisel, la coach française de l’équipe chinoise féminine de football, a appris par la presse du pays que sa mission venait de se terminer. A l’origine de son éviction : un mauvais parcours dans un tournoi international au Portugal, où les « Roses d’acier », le surnom des joueuses asiatiques, ont écopé d’une décevante 9e place. L’ancienne responsable de l’équipe de France féminine n’aura tenu que cinq mois. Son nom s’ajoute à une liste de six autres entraîneurs limogés sans ménagement par la Fédération chinoise de football depuis cinq ans. En Chine, la Française a connu le melleur. Des stades pleins, un intérêt médiatiquequotidien avec un bataillon de reporters à chaque entraînement et des moyens à la hauteur de l’ambition du pays, qui veut faire le plein de médailles olympiques à Pékin. Avant de découvrir le pire. « La presse commentait tout, jusqu’au plus anodin de mes choix tactiques , raconte-t-elle. Elle me tenait responsable de la moindre blessure d’une joueuse. Quand je décidais d’accorder une demi-journée de récupération à l’équipe, je lisais dans les médias qu’un tel relâchement était intolérable. » Un matin, l’entraîneur a découvert que le bus transportant le groupe était parti sans elle. « J’avais deux minutes de retard . Ils ne m’ont pas attendue. Plus tard, j’ai eu droit à une amende et un rapport officiel envoyé au gouvernement. » Une autre fois, le manager de l’équipe lui a conseillé de se « mêler de ses affaires », après qu’elle eut suggéré qu’une fondue chinoise n’était peut-être pas le meilleur choix diététique pour ses joueuses à la veille d’une rencontre. Elisabeth Loisel a quitté la Chine avec un chèque de 800 000 yuans, environ 73 000 euros, accompagné de ce commentaire d’un responsable de la fédération : « Plutôt payer que la garder. » Aux dernières nouvelles, l’équipe féminine se chercherait un remplaçant… chinoisSource le point