
Après les parfums Caron, le constructeur automobile Seat, la mutuelle Smatis, Sébastien Chabal sera bientôt l’ambassadeur des pansements Urgo ! Faut dire que les bobos, ça le connaît, même si de source ovalistique autorisée, notre rugbyman préféré, est plus offensif dans les médias que sur le terrain.
La « chabalmania », phénomène médiatique, est née sur Internet, avec un très gros buzz, lorsqu’il a cassé la mâchoire d’un joueur néo-zélandais à l’automne 2007. C’est là qu’est né le Chabal rude et agressif, sorte d’animalité pileuse.
Privé de rasoir !
C’est que pour se faire une place dans la mêlée médiatique, il faut avoir le look : Chabal est au poil long ce que Noah est aux dreadlocks. Et d’ailleurs, dans son portefeuille de marchés publicitaires, le contrat qui lie Chabal à la marque de vêtements Ruckfield lui interdit d’avoir recours au rasoir : tignasse et longue barbe obligatoire !
C’est Carine Rossigneux, son manager, qui a su faire rebondir son client depuis le gazon jusqu’aux plateaux de télé. Et ça n’est pas fini, puisqu’elle serait en train de finaliser pour Chabal de nouveaux contrats publicitaires, dans l’alimentaire, cette fois. Évidemment, le risque, c’est qu’au final, après le passage en machine à laver médiatique, la vedette finit par être davantage connue que le sportif. « C’est le phénomène Tony Parker, explique un responsable marketing. On peut ignorer qu’il est le meneur de jeu des Spurs, mais tout le monde sait qu’il est le mari d’Eva Longoria ».
Sur les plateaux ou le terrain, où Chabal est-il le meilleur ? Entre la réalité de son jeu et l’image de brute épaisse, il y a un décalage énorme. « Qu’il joue bien ou mal, ça ne nous rend pas malades. Je préfère que l’on parle de lui, mais sa carrière n’est pas essentielle », confie Calmettes, responsable de la campagne Caron.
« C’est une richesse de l’avoir dans l’effectif, même s’il n’est pas incontournable », avoue le sélectionneur de l’équipe de France, Marc Lièvremont. La force de vente de Chabal a pris le dessus. Chabal est devenu une marque. Et pas seulement sur les écrans : les grognements caverneux des supporteurs quand il entre sur le terrain, c’est bon pour l’image et le moral de l’équipe.
Source nouvelle république