
Basket: Tony Parker, planète people
PARIS (Reuters) – Qu’il soit, ou pas, champion NBA pour la troisième fois en fin de saison n’y changera rien. Tony Parker a définitivement basculé dans une autre dimension, celle des VIP du sport mondial que la presse people consacre à  longueur de pages.
Le phénomène n’est pas nouveau : « T.P. », second sportif le mieux payé de toute l’histoire du sport hexagonal derrière l’icône Zinedine Zidane, est depuis quelque temps déjà  l’athlète préféré des jeunes Français.
Animée d’une volonté d’expansion, la Ligue nord-américaine, toujours très réactive, en a fait l’une des têtes de pont de son business sur le Vieux Continent. Les contrats publicitaires pleuvent. Parker, infatigable et disponible, est omniprésent.
Son prochain mariage, cet été, avec l’actrice américaine Eva Longoria, starisée par la série « Desperate Housewives », renforcera encore ce statut. Le gratin d’Hollywood est invité à  l’événement au château de Chantilly, loué pour l’occasion.
Mais le meneur de San Antonio, assoiffé de reconnaissance, n’est pas rassasié pour autant. Il vient d’ajouter une corde à  son arc en se lançant dans la chanson, comme Yannick Noah en son temps.
« Pour moi, la musique est un bol d’air par rapport à  la pression qu’il y a dans le basket, et aussi une vraie passion depuis mon plus jeune âge. En studio, j’arrive à  penser à  autre chose. Cet album représente pour moi un rêve de gosse qui se réalise », justifie l’intéressé à  propos de son premier opus, sobrement baptisé « Tony Parker ».
Jeune homme en prise avec son époque, « T.P. » chante, en anglais, une dizaine de titres en mêlant les styles hip-hop, RnB et rap.
Sur l’un des morceaux, distribué par Warner dans les pays francophones, le joueur cohabite avec Jamie Foxx, Oscar du meilleur acteur 2006.
« Mais attention, ce n’est pas un caprice », prévient Parker, échaudé par un concert raté lors du All Star Game 2006.
« J’ai travaillé dur pendant des mois pour cet album et j’ai juste envie de montrer aux gens ce que je sais faire », ajoute-t-il la main sur le coeur.
Une chose est sûre : pour Parker, déjà  milliardaire, l’argent n’est pas le moteur de cette nouvelle incursion hors des parquets