JO 2018

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annecey1

Les quatre prétendantes françaises à l’organisation des jeux Olympiques d’hiver 2018 ont reçu le cahier des charges à respecter afin de voir leur candidature validée, lors d’un séminaire qui s’est achevé mercredi au Comité national olympique et sportif français (CNOSF).
Michel Vial, secrétaire général du CNOSF, a insisté sur les grands axes de ce mode d’emploi: « Ne construisez pas ce dont vous n’avez pas besoin. Créez un concept fort et gardez un esprit de fair-play », a-t-il lancé à l’adresse des représentants de Grenoble, Pelvoux, Annecy et Nice, selon l’ordre officiel issu d’un tirage au sort.
Les quatre candidates ont désormais deux mois et demi avant de remettre leur dossier lors d’une présentation qui aura lieu le 21 janvier 2009 au siège parisien du CNOSF.
Une commission d’évaluation sera ensuite constituée afin d’étudier les dossiers. Elle présentera le 18 mars ses conclusions au Conseil d’administration du CNOSF qui décidera dans la foulée de la pertinence d’une candidature française et, le cas échéant, annoncera le nom de la ville retenue. Le dossier français sera ensuite présenté au Comité international olympique (CIO) qui doit désigner la ville hôte en 2011.
La conférence de presse de clôture du séminaire a été marquée par une attaque du président du CNOSF Henri Sérandour contre l’ingérence du secrétaire d’Etat aux Sports Bernard Laporte dans l’organisation du sport français, notamment de son intention de limiter à deux le nombre de mandats des présidents de fédérations.
« On prendra nos responsabilités, en espérant qu’en haut ils les prennent aussi, mais il y a une incertitude sur le processus 2018, a estimé M. Sérandour. Je ne suis pas sûr que ça vaille le coup de continuer dans ces conditions. Quand un dirigeant arrive dans une fédération nationale, il lui faut au minimum huit ans de travail pour pénétrer une fédération internationale. Limiter le nombre de leur mandat à deux fois quatre ans, c’est les discriminer sur le plan international. » (AFP)