Histoires russes

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Loin du traditionel compte rendu, je trouve l’article paru sur le site de l’ESBVA de trés bonne qualité.  Merci à Sébastien DARNAUX pour la qualité du texte, on en oublie presque la lourde défaite qu’a subit le club nordiste.

« Il y a un décalage entre le ciel et la terre »
Si les Villeneuvoises peuvent être contentes d’une chose, c’est d’avoir été respectées par leur prestigieux adversaire. Certes Moscou partait grandissime favori, mais Moscou a joué le jeu jusqu’au bout, évoluant même à un niveau jamais pratiqué depuis quatre ans. Pour deux raisons. « D’une part, je savais que Villeneuve-d’Ascq pourrait nous surprendre par la tactique de son entraîneur, explique Edwige Lawson-Wade, qui connaît bien Abdou N’Diaye pour l’avoir pratiqué trois ans à Aix. Alors je suis allée voir notre coach pour le prévenir de certaines choses. D’autre part, le nouveau règlement de l’Euroligue fait qu’il ne pourra y avoir que deux clubs russes au Final Four. Un mini championnat à quatre a donc débuté entre nous et gagner de 51 points ici est forcément bon pour le point-average. » Le rouleau compresseur moscovite a donc écrasé un ESBVA-LM qui ne méritait sûrement pas de souffrir autant. Mais telle est la dure loi de l’Euroligue. « On a fait ce qu’on a pu, confirme Fatimatou Sacko. Il faut tirer une expérience positive de ce match pour très vite rebondir en championnat. » À la mi-temps, il y avait déjà 17-45 au tableau d’affichage. Et pas une Moscovite à plus de dix points. Un signe d’une excellente répartition des points dans un collectif de stars. Trop petites dans la raquette, les intérieures villeneuvoises durent modifier leurs tirs. Sans réussite.

Et quand Kathy Wambe et Bintou Dieme y allèrent de leur pénétration, le mur Stepanova se dressa devant elles. « La taille, le physique, le rythme, l’adresse : on a perdu tous les duels ce soir, sourit finalement Abdou N’Diaye. Dans le vestiaire, je n’ai rien pu reprocher aux filles. On a vu la différence entre une grosse équipe de niveau international et une équipe qui se construit. Il y a tout simplement un décalage entre le ciel et la terre ! » Et il faudra justement redescendre sur terre, dès demain. Pour sereinement préparer la confrontation de dimanche face à Mondeville (16 h au Palacium). « Quand on veut grandir, il faut aussi accepter de vivre des moments difficiles, conclut Abdou N’Diaye qui, au fond de lui, attendait avec impatience la fin du calvaire de ses joueuses. Malgré l’écart, les filles ont continué à jouer. Je ne pense pas qu’on en souffrira mentalement… » •

Article paru dans la voix du nord du 22/11/07 Par Sébastien DARNAUX, journaliste sportif