
Mr Laporte a présenté son nouveau plan de réforme, axé en déchiffrant bien sous trois axes:
1 – On rebaptise l’Insep en Campus Olympique du Sport Français pour donner l’impression de faire du neuf. La rénovation prenait du retard + une piscine à reconstruire, donc on fait de nouvelles propositions.
2- On ferme une partie des CREPS en province, on devait s’en douter depuis l’ouverture à la concurrence du marché de la formation, il ne restait plus que la vocation d’auberge pour les pôles espoirs, mais cela ne semble pas être le soucis du MJS actuellement. A part le COSF, quelle structure pour la formation? à part de penser que Mr Lagardére ou d’autres investisseurs vont prendre en charge la formation qui n’a aucune lisibilité aux yeux des médias. A moins que ce soit une charge de plus pour les régions? mais là quelle équité sur le territoire suivant les choix stratégiques des élus?
3 – La nette diminution des sportifs inscrits sur la liste des SHN. En effet, le chiffre de 15.000 sportifs semble excessif, mais on oublie de dire que la plus grande partie sont des jeunes espoirs (quelle structure alors pour nos jeunes), que proposer comme statut pour les SHN en reconversion. Le modéle anglais semble une référence pour l’ex entraîneur de l’équipe de France de rugby, mais ce modéle n’est pas le meilleur, puisque la GB a glané ses médailles d’or à Pékin sur des disciplines mineurs (en autre le cyclisme sur piste). Une nation qui brille, c’est une nation performante sur les sports co majeurs, puis des diciplines individuelles comme l’athlétisme, la natation… et les sports chargés d’histoire comme l’escrime, le judo, ..
C’est illusoire de faire croire que l’on peut être bon de partout, est ce que le soucis de performance est lié à un problème de schéma global du sport français ou à des fonctionnements internes de gestion des SHN dans les fédérations ?, je ne comprends plus le double langange puisque dans ma discipline sportive, les candidats aux élections issues des rangs de la majorité politique, insistent sur le fait que les soucis de résultat de l’EDF masculine sont dus à un manque de cohérence de gestion interne (président +DTN).
En ce qui concerne le basketball, la pyramide pôle espoir + pôle France + EDF jeunes + Joueur à gros profil est un exemple européen. Les mesures actuelles peuvent avoir comme premier effet de couper les jambes de la premiére étage de la fusée « France ».
En attendant d’autres nouvelles, je laisse ci dessous l’intégralité du communiqué de l’agence Reuters.
PARIS (Reuters) – Le secrétaire d’Etat aux Sports, Bernard Laporte, a présenté un plan de réforme du sport de haut niveau, axé autour de la création d’un « Campus olympique et sportif français » envisagé comme un « Harvard du sport ».
Pressé par le président Nicolas Sarkozy de réformer le sport de haut niveau en France après des Jeux olympiques de Pékin en demi-teinte, Bernard Laporte a fixé quatre priorités pour refaire de la France « l’une des toutes premières nations sportives au monde ».
A Pékin, les athlètes français ont récolté 40 médailles, mais « trop peu d’or » (sept) selon Bernard Laporte. La France s’est classée au 10e rang des nations.
Le point central de la réforme est la création d’un Campus olympique et sportif français (COSF), pensé comme un « campus de l’excellence sportive (…) où les entreprises comme les chercheurs doivent avoir leur place ».
Ayant vocation à remplacer l’Insep à la rentrée 2009, le COSF sera financé à hauteur de 120 millions d’euros d’ici 2011, qui viennent s’ajouter aux 70 millions d’euros déjà investis pour la rénovation de l’Insep. Il prendra le statut de grand établissement de l’enseignement supérieur et sera basé sur le site actuel de l’Insep dans le bois de Vincennes.
S’inspirant du modèle britannique, Bernard Laporte veut en outre resserrer l’élite du sport français en réduisant à 5.000, contre 15.000 aujourd’hui, le nombre d’athlètes disposant du label « haut niveau » pour se concentrer sur les « réelles chances de médailles » et ne pas « faire rêver inutilement des jeunes ».
L’ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports Marie-George Buffet, qui s’inquiète de la fermeture prévue en régions de plusieurs Creps (Centres régionaux d’éducation populaire et de sport), dénonce dans un communiqué une politique sportive « basée sur l’élitisme, le désengagement de l’Etat et (….) la privatisation de la formation ».
La réforme du sport de haut niveau invite par ailleurs les fédérations à se doter d’une « culture de la performance » avec des objectifs fixés par l’Etat et évalués au moins deux fois par an.
Bernard Laporte souhaite en outre « démocratiser » les instances gouvernantes du sport pour que la diversité constatée sur les terrains se retrouve au sein des fédérations. A ce titre, il envisage de limiter le nombre de mandats des présidents de fédération.
L’autre volet de la réforme, qui concerne le sport professionnel, doit être présenté la semaine prochaine.