Gruda impose le respect de tous

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Sur le site de mondeville, on peut trouver un article consacré à Sandrine Gruda, suite à son titre de meilleur espoir féminin et à l’invitation au prochain All Stars qui se déroule à Valence.Â

Sandrine Gruda, meilleur espoir féminin

Mondeville – Valenciennes (demain, 20 h). La Valenciennoise Sandrine Gruda a été élue meilleure jeune joueuse d’Euroligue. Démonstration de son talent demain.

La France tient sa perle rare. En mal de grande intérieure, les Bleues peuvent désormais compter sur Sandrine Gruda, étoile à l’ascension fulgurante. Il y a deux ans, la Martiniquaise évoluait en N1, avec le Centré fédéral. Aujourd’hui, à 19 ans, elle a été désignée meilleure espoir européen par la Fédération internationale. Celle dont on parle comme la Boris Diaw au féminin n’entend pas se cantonner à ce statut. « Franchement, c’est un grand honneur, sourit-elle. Mais je sais comment j’en suis arrivée là , et où je veux aller. »

Avec 17,3 points de moyenne en Euroligue (23 en 8e de finale face au Samara de Stepanova et Wauters), celle que convoitait Coudray à l’été 2005 s’est imposée en géante dans la cour des grandes. Elle aurait pu compter sur un don familial, son papa Ulysse (2,07 m) ayant porté le maillot de l’équipe de France à sept reprises. Elle a préféré s’en remettre au travail. : « C’est une grosse bosseuse », apprécie son entraîneur valenciennois, Laurent Buffard. « J’aime m’entraîner, réplique son athlétique intérieure. J’aime faire de bons matches, et ça passe par les entraînements. »

Née à Cannes, repartie en Martinique, Gruda avait éprouvé des difficultés en revenant en métropole. A 14 ans, papa Ulysse l’avait persuadée d’embarquer pour le centre fédéral de Toulouse. « J’ai toujours attaché beaucoup d’importance à mes amis, ma famille. Ils me manquaient. J’ai eu du mal à m’acclimater à la météo, la nourriture. Cela m’a peut-être aidée à grandir, à avoir cette mentalité. »

Celle d’une battante, une denrée qui ne court pas toujours les rues chez les jeunes françaises. « Parfois, elle me rappelle Ann Wauters, note Buffard, premier coach de la Belge. Comme elle, elle est parvenue très tôt au très haut niveau, a montré très rapidement qu’elle pouvait s’y imposer. Elle profite de chaque match, de chaque entraînement, en club ou en équipe de France, pour progresser. Ce qu’elle réalise est fantastique. Elle doit juste rester humble. Je ne crois pas que cela lui posera de problème. Elle a la tête sur les épaules, sait qu’elle doit encore s’améliorer. »

Défensivement, côté trajectoire de shoot, alors qu’elle affiche déjà plus de 53 % de réussite en championnat, 56 en Euroligue… Mais elle a à peu près tout. Après ses débuts en Ligue féminine, couronnés par une élection comme meilleure joueuse française du championnat, elle avait enchaîné sur le mondial. Puis a tenu la barre de Valenciennes, dans un début de saison compliqué. Il ne lui manque plus que les titres collectifs, les plus importants. En club, en équipe de France, ou en WNBA, où elle atterrira un jour.
Dominique FAURIE.
Sandrine Gruda. Née le 25 juin 1987. 1,92 m. Cette saison en championnat : 19 matches, 15,4 points de moyenne (53 % à 2 pt, 77 % aux lancers, 6,1 rebonds par match). En Euroligue : 17,3 pt (56 % à 2 pt, 80 % aux LF, 5,8 rebonds).