Gagner un club russe devient exceptionnel

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Mondeville a vécu une soirée féerique
Euroligue. Mondeville – Dynamo Moscou : 91-62. Le premier succès normand a pris des airs d’exploit. Plutôt inattendu, il s’est révélé impressionnant sur la manière et l’écart.

C’est le plus grand exploit mondevillais en trois ans d’Euroligue. Les Normandes ont atomisé hier le Dynamo Moscou, vainqueur de la coupe Fiba l’an passé, au budget environ dix fois supérieur. Ce sans deux intérieures, Janostinova et Diawara. C’est dire la qualité de la performance locale (56% à 3 pt…) et, conjointement, l’ampleur du naufrage moscovite.

Le pire, c’est que ce succès, cet exploit, pourrait ne servir à rien. Car la mission normande demeurera la même face à Faenza, mercredi en Italie puis au retour, Vilnius ou Pecs. Vaincre à chaque fois pour voir les 8e de finale. Le moindre faux-pas pourrait se révéler fatal face aux concurrents directs pour le Top 4. Mais les Normandes tiennent leur match référence, et devraient bientôt pouvoir compter sur une nouvelle intérieure. Hier, on en aurait oublié son absence… Dures en défense, adroites et patientes en attaque dans le sillage d’Aubert, les Françaises avaient très tôt tissé leur joli canevas (10-3, 4e), entretenu au premier pointage (15-11). Où Jekabsone, surveillée par Salagnac, n’avait pas entré le moindre point. Mondeville avait la main, El Gargati assurait la parité des rebonds alors que Moscou négligeait son repli (21-13, 13e). C’était la meilleure cartouche normande depuis l’ouverture de la chasse, et les salves de Williams puis Jannault touchaient la cible. L’ours russe boitait (33-23, 16e), malgré les 8 unités de Jekabsone en 4 minutes. Les Normandes étaient sur un nuage (5/11 à trois points, 6 balles perdues), le Dynamo sans jus. Le 16-1 subi avant le repos en témoignait. La gestion après la perfection
Appuyées sur un surréaliste 46-24, les coéquipières d’Aubert devaient gérer les événements. Sans s’affoler ni gaspiller des balles face à une défense enfin endurcie. En cueillant des lancers, en ferraillant près de son panier, l’Usom entretenait le show. Les trois points sortaient au bon moment, conduisant à portée du +30 (64-35, 27e). Williams, 18 points en 20 minutes, n’y était pas étrangère. Le naufrage était dès lors improbable, impossible même. Aubert (22 pt, 5/5 à trois points pour finir) repoussait la fatigue tombant sur le six héroïque (80-52, 36

e). On passait même à plus 30 via Jannault dans un 13-0 (82-52), et la victoire prenait des allures de correction. Mais l’essentiel était ailleurs, même si Mondeville a aussi marqué des points en vue de la qualification pour les 8e de finale, et fini sur une standing ovation. Méritée.
Dominique FAURIE.

MONDEVILLE – MOSCOU: 91-62. Mi-temps 46-24 (15-11, 21-13, 21-17, 24-21).

Eliminée : Schumacher (38e) à Moscou.

Arbitres: MM. Oskersson (Islande), Geller (Belgique), Kraaijeveld (Pays-Bas). 1 500 spectateurs. Ouest-FranceÂ
 Source site Mondeville