Fabrice courcier à mi saison

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Fabrice COURCIER évoque avec nous les 4 premiers mois de compétition et les 4 prochains. Il aborde même la saison suivante (source site internet UHB).

1. Bonjour Fabrice, quel bilan tires-tu de la première partie de la saison ?
FC : On se retrouve avec 6 défaites, c’est au-dessus du bilan initial. Ces défaites sont de différentes sortes, je les différencie les unes des autres :
- Les matches où on s’incline contre plus fort que nous comme Bourges. Là, mis à part travailler encore et encore, il n’y a pas grand chose à dire.
- Deux matches (Montpellier et Arras) où on avait un avantage au score et la possession à 15 secondes du terme mais on perd la balle. Si on joue de manière plus juste, on doit passer. Je tiens aussi à souligner, qu’après avoir revu les matches, certaines décisions arbitrales me sont apparues « limite ».
- Je mets à part la défaite contre Clermont, qui intervenait après un match intense et plein contre Prague. On avait nettement l’avantage à la mi-temps et en seconde période, c’est le trou noir. Notre engagement n’a pas été suffisant pour pourvoir contrôler le rythme d’un match qui était à notre portée au regard des 20 premières minutes.
- Enfin, je différencie le mois de décembre. On savait que ce serait difficile : 3 matches d’Euroligue très relevés (à Gdynia, contre Valence et à Ekaterinbourg) et 3 matches de championnat dont deux à l’extérieur : A Villeneuve d’Ascq avec la notion de derby et toute l’émulation qui règne autour et à Calais, que l’on avait joué à l’Open et qui nous avait posé certaines difficultés. L’état de forme général de l’équipe était faible en décembre, la pression du résultat à aller chercher a fait le reste… Globalement, on est passé à côté en décembre.

2. Et plus particulièrement, que retenir de la première campagne européenne de l’UHB ?
FC : On savait que la poule était relevée. On avait la volonté de se qualifier avec un effectif riche. Le bilan à domicile est plus que satisfaisant avec des victoires contre Prague, Gdynia et Sibenik et une belle opposition contre Ekaterinbourg. Il nous a manqué un résultat positif à l’extérieur. Ca s’est joué à peu de choses mais je pense que notre manque de vécu d’avant saison nous a pénalisé. Maintenant, je retire de cette première campagne européenne une certaine satisfaction puisque nous sommes le 2e club français en termes de résultats.

3. Tu penses déjà à celle de la saison prochaine ?
FC : Oui bien sur. Jouer l’Euroligue l’an prochain est forcément un objectif. Mais il y a une différence notable : L’an prochain, seules 3 équipes françaises seront qualifiées pour l’Euroligue. Cela va nécessiter un bon parcours en championnat et en Coupe de France cette saison.

4. La Coupe de France fait-elle partie des objectifs du club ?
FC : C’est clairement un objectif puisque le gagnant se voit offrir une place pour l’Euroligue 2009-2010. Et puis, ça représente un trophée à court terme et on se dit qu’il n’y a pas tant de matches que ça à remporter pour aller à Bercy. Concernant le 1er tour, Armentières est une équipe qui joue le haut de tableau en NF1 et qui a la volonté d’évoluer en LFB la saison prochaine. C’est notre premier match officiel en 2009 et il faudra jouer sérieusement pour ne pas subir la générosité de cette équipe. On est tombés dans une partie de tableau compliquée qui nous laisse penser que si on arrive au bout, on l’aura mérité. Pour aller au bout, il faudra sûrement battre des équipes comme Reims, Villeneuve, Bourges, Tarbes… Tout le monde en fait !

5. Quelques mots sur la période actuelle ?
FC : On se trouve dans une période qui ne peut faire que du bien. Il faut rebondir et pour cela, on travaille sur les plans individuel et collectif, ce que l’on n’avait pas réussi à faire en début de saison avec les arrivées tardives et des états de forme très dissemblables. Il faut aussi préparer la Coupe de France.

6. Que peut-on envisager pour la seconde partie de saison ?
FC : Je ne sais pas vraiment à quoi m’en tenir quant à la capacité des équipes de haut de tableau à maintenir la même dynamique étant donné que la trêve est très longue. Entre notre dernier match de 2008 (Challes le 20 décembre) et la prochaine journée (Nantes le 7 février), environ 45 jours se seront écoulés. Puis nous jouons 3 matches (Nantes, Montpellier et Mondeville) en une semaine et à nouveau 3 semaines de pause. Au niveau des supporters, on ne peut pas leur demander qu’ils suivent avec assiduité l’équipe avec un tel rythme de matches.
Comme je l’ai déjà dit, on veut se qualifier pour l’Euroligue. Ca implique qu’il faille aller chercher la 3e place de la saison régulière. Pour ça, je pense qu’on ne pourra pas s’incliner plus de 2 fois, et encore, cela dépend contre qui ! Nous recevons nos adversaires directs et nous nous déplaçons chez des équipes moins bien classées que nous (ndlr : exception faite du déplacement à Bourges) mais l’homogénéité du championnat ne nous donne pas plus de certitudes à domicile qu’à l’extérieur, que ce soit contre les grosses écuries ou les formations plus modestes. Le seul paramètre qui peut nous amener à gagner, c’est le niveau de jeu que l’on développera et l’investissement quotidien de tous et toutes.

Source UHB