
Autant lors de leur succès étriqué à Prague (53-57), que lors du court revers à Valenciennes (57-53), les Berruyères ont manqué de fraîcheur offensive dans les relances, mais aussi à la finition.
Avec une petite moyenne de 30 % de réussite lors de ses dernières sorties, à Prague (14 sur 47) et à Valenciennes (17 sur 50), le Bourges Basket a connu sa semaine offensive la moins faste depuis le début de saison. Dimanche, face à des Nordistes en quête de rachat après un début de championnat en demi-teinte, elles ont eu à faire il est vrai à une défense très physique, notamment dans la raquette. Kireta (13 points) est parvenue par moment à tirer son épingle du jeu, mais ni Emmeline Ndongue (0 sur 3), ni Vicki Hall un peu plus en périphérie n’ont pu prendre le relais.
Privées de tirs près du cercle, les Tango ont tenté leur chance à longue distance sans beaucoup de réussite (5 sur 18 à trois points). Evanthia Maltsi, qui trouva la mire en début de match, aurait pu peser davantage dans ce secteur, mais elle fut surveillée comme le lait sur le feu en seconde période.
Pas rassurant avant Samara
La débauche d’énergie laissée au rebond s’est également fait ressentir dans les relances et le jeu rapide, quasi inexistants. Un manque de fraîcheur évident, sans doute responsable d’une adresse en berne et d’un nombre inhabituel de pertes de balles (vingt ballons perdus).
Car si l’USVO n’a guère été plus brillante offensivement, bien tenue par les Berruyères, elle a beaucoup moins gâché et elle a scoré plus de la moitié de ses points grâce à ses intérieures. « C’est sûr que les filles sont fatiguées après un mois de novembre très chargé, expliquait Pierre Vincent. Mais on le savait et il faut s’adapter. Face à Valenciennes, on a eu du mal à s’approcher du cercle, mais on a aussi raté pas mal de tirs ouverts. Cela fait partie du jeu… »
Face à la baisse de régime offensif de sa formation, l’entraîneur berruyer ne semble donc pas trop inquiet. Demain soir, lors de la venue des impressionnantes Russes de Samara, qui de leur côté ne manquent pas d’atouts offensifs avec Ann Wauters, Maria Stepanova, Ilona Korstine ou encore Amaya Valdemorro, Bourges devra pourtant retrouver tout son allant pour espérer créer l’exploit.
Au Prado, elles sont de toute façon à la bonne adresse !