L’état confie des études, l’état consulte, l’état place le sport sur la voie de la privatisation, pourquoi pas si cela lui permet d’être bonifié, mais est ce que le privé va prendre en charge des dossiers aussi lourds que la formation ou l’éducation.
Dans cet article que je vous encourage à lire jusqu’au bout, vous allez découvrir une idée novatrice de notre ministre …oh secrétaire d’état aux sports, donner 10% de bonus de points aux examens, aux jeunes qui ont un engagement bénévole dans le milieu associatif.
Des questions: le bénévolat, est ce une compétence?;
Un diplôme est ce la reconnaissance de l’expérience ou la formalisation de connaissance? . On va devenir philosophe pour interpréter la politique sportive.
Les fédérations sportives ont du mal à s’y retrouver. Après un début d’année en fanfare leur annonçant des contrats d’objectif en hausse de 6.35 %, le secrétaire d’Etat aux sport Bernard Laporte a du se ranger aux arbitrages de Bercy : « l’enveloppe consacrée au financement des conventions d’objectifs avec les fédérations sportives es
t malheureusement en diminution de 7 % par rapport à l’année dernièreAnnonce faite en mars pour un contrat courant sur l’année 2008 en pleine année olympique ! Ça fait désordre. Quant au surplus olympique, prime versée aux fédérations olympiques l’année des jeux pour intensifier la prépation : disparue volatilisée !
Pour une fois, le basket n’est pas perdant !.
Mais nous dit-on dans l’entourage du ministère toutes les fédérations ne seront pas touchées. Sur les 5 millions d’Euros à économiser, seront taxés sur leur contrat le rugby (qui bénéficie de l’excédent de la coupe du monde), le foot (sans commentaire) et les fédérations non olympiques ainsi que les fédérations olympiques qui n’ont pas d’athlètes aux jeux.
Mais attention il ne s’agit pas d’ augmentation du contrat pour les fédérations qui feront le voyage à Pékin, il s’agit juste de reporter l’enveloppe 2007 ou faire en sorte qu’elle diminue le moins possible.
Les fédérations pourront toujours se consoler avec ces bons mots du ministre qui visiblement n’a pas obtenu l’engagement pris par le président de la république pendant sa campagne 3 % du budget affecté au sport !
« J’aimerais que vous ne doutiez pas de l’engagement de l’Etat auprès des fédérations sportives délégataires. Nous avons fait et nous ferons tous ce qui est possible pour les soutenir. Les efforts considérables effectués en 2008 par mon ministère au sujet du remplacement de l’intégralité des départs à la retraites des professeurs du sport en sont d’ailleurs la preuve importante. Mais le possible a ses limites que nous devons nous attacher à compenser intelligemment » nous dit Bernard Laporte.
concurrence oblige: Bernard Laporte confirme son souhait de confier au privé le futur du sport français, professionnel comme amateur.
Bernard Laporte n’aura pas mis longtemps à se couler dans le moule gouvernemental. Cinq mois après avoir été nommé secrétaire d’État aux Sports, l’ancien entraîneur du Quinze de France dit dans un entretien au Figaro sa foi dans le financement privé du sport. « Les entreprises françaises doivent être beaucoup plus présentes dans le domaine du sport professionnel et amateur », dit-il. Objectif, « faire de la France l’une des toutes premières nations sportives dans le monde à l’horizon 2012 ». Comment ? Le ministre fait miroiter aux entreprises « des exonérations fiscales, comme dans la culture ».
« Le modèle français du sport de haut niveau a produit de beaux résultats, mais il date de plus de cinquante ans », se plaint-il. Mais la spécificité du sport, pour Bernard Laporte, se niche plus dans un retard économique que dans une exception sportive. « Je crois que l’on n’a pas suffisamment pris en compte la dimension économique nouvelle du sport face à une concurrence désormais mondiale », poursuit-il.
S’il déplore un « essoufflement du bénévolat sportif », Bernard Laporte annonce pour la fin 2008 la création d’un « statut du bénévole », évoqué par Nicolas Sarkozy durant la campagne électorale présidentielle. Il était alors question pour le futur président d’accorder « une année de points retraite » pour dix ans de bénévolat, et, pour les jeunes encadrants, le bénévolat intéressé : vingt heures mensuelles de bénévolat donneraient un avantage de « 10 % de points en plus pour les examens ».
Il révèle avoir confié à son collègue de gouvernement, Éric Besson, secrétaire d’État à la Prospective, « la conduite d’une étude complète sur la compétitivité du football professionnel français ». Ou comment réduire la réussite sportive à une question de budget : « Il n’y aura aucune question taboue. Quand je vois les budgets de 140 millions d’euros à Lyon et de 300 millions d’euros au Real Madrid, je m’interroge. Un tel écart est-il normal ? » Ce n’est pourtant pas gage de réussite, le Real n’a plus remporté de Coupe d’Europe depuis 2002. Comme en écho, dans le même numéro du quotidien, Arnaud Lagardère confirme qu’il y a des affaires à faire dans le sport. Si le sport représente aujourd’hui 5 % du chiffre d’affaires du groupe, « il devrait peser à terme de 20 % à 30 % du bénéfice opérationnel », confirme le dirigeant.
Source l’Humanité et libération