ASVEL Land

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Quatorze mille places ramenées à 12 500 en configuration hockey ou hand, une salle modulable qui peut offrir un accueil réduit à 7 500 places pour des rencontres moins aguicheuses : le futur « Bercy lyonnais » devrait pouvoir répondre à toutes les demandes.

C’est à Hambourg que l’ASVEL est allée piocher ses bonnes idées. Car il faut un outil qui puisse satisfaire les besoins du club résident -l’ASVEL, mais aussi peut-être le Lyon Hockey- tout en gardant une modularité lui permettant d’être attractif aussi bien pour le Grand Prix de Tennis de Lyon que pour un concert de Madonna ou un championnat du Monde de boxe.

C’est pour cela que la couronne supérieure de 5 500 places peut être occultée selon les besoins, qu’une tribune basse de 2 000 places peut être rétractée pour installer la scène d’un concert ou qu’un rideau géant peut réduire la capacité d’accueil.

Une quarantaine de loges de 20 places, quatre salles de réception, un restaurant d’une capacité de 400 couverts, complètent une offre qui se positionne ainsi en plein dans les nouveaux canons du sport business.

À côté, l’Académie Tony Parker fera office de centre de formation grandement amélioré. Où le grand public aura accès à une partie de la salle de musculation, pendant que les collectivités pourront louer un accès aux installations pour les scolaires.

Sur une année, l’Arena lyonnaise accueillerait près d’un million de spectateurs selon les prévisions de la SPSM. Les promoteurs tablent sur 35 concerts par an. « Les grands tourneurs internationaux sont avides d’une nouvelle installation en France » affirme Anthony Thiodet. « Ils sont d’ailleurs intéressés à rentrer au capital de la société d’exploitation de l’Arena ». Et la concurrence de la Halle Tony-Garnier dans tout ça ? « Actuellement, Lyon reçoit deux concerts à vocation internationale par an. Les autres grandes villes 39. La Halle ne satisfait manifestement pas ces tourneurs car elle ne permet pas de rentabiliser les artistes par manque de consommations annexes ».

Quant aux éventuels conflits de dates entre sport et spectacles, ils n’inquiètent pas Anthony Thiodet. « Ça se gère avec de l’anticipation, comme on le voit dans les autres pays. Hambourg, c’est 70 concerts avec deux clubs résidents. Et ça marche ».

F. G.-L Source Le Progres