UHB selon le coach
Published by Didier août 25th, 2008 in LFB.A la veille de la présentation officielle du nouveau logo et des nouveaux maillots de l’UHB, Fabrice COURCIER nous a accordé, en toute simplicité, une interview dans son bureau de la Salle du Hainaut à Valenciennes. Voici le contenu intégral de cette interview:
Fabrice, le 21 avril 2008 restera à jamais une date historique pour le basket hennuyer. A l’aube du démarrage de la première saison de l’UHB, quels sont tes espoirs, mes aussi tes craintes ?
Je n’ai pas vraiment de craintes dans la mesure où je crois au projet et cela me pousse à faire tout pour qu’il aboutisse. On a l’opportunité de voir l’arrivée d’un grand club sur la métropole valenciennoise, un club qui rassemble les deux communautés d’agglomération, la Porte du Hainaut et Val’ Métropole et qui peut devenir le plus grand club français à l’avenir. Ce genre d’opportunité ne peut que donner de l’espoir.
Par contre, si je dois avoir quelques craintes c’est en rapport aux attentes à court terme qu’engendre cette ambition. L’équipe est nouvelle et a été construite tardivement. Pour cette première année, l’objectif sera avant tout d’exister à la fois en Championnat et en Coupe de France, si possible en atteignant les deux finales.
Par la force des choses, le groupe que tu vas diriger cette saison, manquera beaucoup de vécu, d’expérience collective, même si la qualité individuelle est présente. Comment comptes-tu résoudre cette difficulté ?
J’ai essayé de travailler sur l’état des lieux de ce qu’il y avait à l’USAPH et à VO, afin de renégocier les contrats des joueuses présentes des deux côtés et de construire le groupe le plus homogène et talentueux possible.
L’objectif était que les joueuses aient pu, à un moment ou à un autre, avoir un passage où elles ont évolué ensemble. Ainsi, WAMBE a déjà joué avec DIEME mais aussi avec REGHAISSIA qui a elle même joué avec N’GOYISA et BEIKES.
Le fait d’avoir déjà ce vécu, même s’il demande à être approfondi, donne des bases qui seront les clefs de notre réussite.
Le public, surtout côté valenciennois, s’avère souvent exigeant voire impatient. Avec le contexte particulier lié à la création de l’UHB, cela risque d’être encore davantage le cas. Quel message souhaiterais-tu leur adresser avant le début de la saison ?
Je n’ai jamais caché qu’à mes yeux, l’histoire appartient à l’USVO et avec tous ceux qui l’ont construit : les staffs successifs, les joueuses, les administratifs mais aussi les supporters qui, en soutenant le club ont eu leur part dans sa réussite. J’ai de gros souvenirs de relations fortes entre le public et les joueurs, que ce soit à SAINT-QUENTIN ou à GRAVELINES. Se sentir épaulés est quelque chose de fondamental et j’ai envie de leur dire que, même s’il y a de l’amertume et de l’incompréhension, le club leur appartient et on a besoin d’eux pour aller jusqu’au bout.
Peux-tu nous indiquer comment va s’articuler la préparation de l’équipe ?
La reprise va se faire en trois temps. Le 18 août, WAMBE, DIEME, REGHAISSIA et KAMBA reprendront en même temps que le centre de formation afin d’entamer un travail en commun. Cette saison, on a vraiment l’intention d’associer la NF2 dans le projet sportif du club.
Le 01er septembre ce sera au tour de Vedrana FONSECA, Sabrina PALIE et Tiffany STANSBURY de rentrer alors que Chioma NNAMAKA et Bernie N’GOYISA devraient reprendre vers le 20 septembre, après un léger repos à la fin de la saison WNBA.
Restes les cas Mélanie PLUST et Clémence BEIKES : pour la première, le travail reprendra dès le 18 août mais de façon adaptée vue sa blessure au genou ; quant à Clémence, sa date d’arrivée dépendra de sa sélection ou pas avec l’équipe de France.
Autrement, une série de six à sept matches de préparation devrait intervenir courant septembre, dont deux ou trois dans la semaine précédent la reprise, là où nous serons au complet.
Alors que chez les garçons, la fusion entre Paris - Levallois a été un échec complet, crains-tu que telle mésaventure puisse se produire pour l’UHB ?
A Paris, il n’y a pas de structure dirigeante efficace et surtout ils ne sont pas disponibles pour en faire en sorte que le projet réussisse. Nous, on a un groupe de personnes qui ont envie que cela fonctionne. Il y a un travail de fond qui est fait sur le projet sportif. Il nous faudra du temps pour digérer l’union et le succès ne sera peut être pas pour demain mais pour après-demain. Travaillant avec la tête du club, je peux garantir que tout le monde ambitionne de réussir et avec la volonté de tous, cela ne peut qu’aboutir.
Pour terminer, quelle aurait été la question que tu aurais aimé que je te pose et quelle aurait été ta réponse ?
Je pensais à la question : pourquoi avoir choisi de rebondir professionnellement sur ce projet de nouveau club ?
Je t’aurais répondu que lié contractuellement avec SAINT-AMAND, j’ai d’abord eu des contacts avec un club de ProA pour retourner chez les garçons et si j’ai accepté la proposition de l’UHB, c’est d’abord parce que je suis du Nord et que cela peut être le vrai projet qui fera émerger le basket féminin dans la Région.
Mon souhait aussi de retrouver le lustre de VO, de reconquérir le titre français et de se mesurer aux meilleurs d’Europe. Cela représente beaucoup de travail mais ne fait pas peur.
J’éprouve beaucoup de fierté que le projet ait pu m’être proposé car il est très attrayant. Il montre la confiance que les dirigeants me font et je les en remercie. Ma volonté et de pouvoir leur rendre cette confiance et d’aller chercher celle des personnes qui peuvent encore douter, à commencer par les supporters.
Mille mercis à Fabrice pour le temps qu’il a bien voulu nous accorder.
Propos recueillis par Laurent JEANNAS le 3 Juillet 2008, Photos Benjamin DELCOURT.














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