3,7:L’écart entre ESBVA et SOA

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La section basket-ball des SOA, qui a gagné son billet pour l’élite, vient d’avoir vent de la mauvaise nouvelle. Alors que le budget prévisionnel du club avait tablé sur une subvention de 150 000 euros, a minima, de Lille Métropole communauté urbaine, il semblerait que les instances communautaires aient choisi de n’accorder que 100 000 euros au club armentiérois.

En juin, les SOA ont donc rejoint l’élite à une époque où le sort de son collègue villeneuvois, l’ESBVA, n’était pas encore très clair. En proie à des problèmes financiers, le deuxième club métropolitain de l’élite du basket féminin français était en effet menacé de rétrogradation. L’ESBVA a finalement eu gain de cause à la DNCG et a été autorisé à repartir en LFB.

Deux clubs métropolitains porteront donc les couleurs de Lille au plus haut niveau. On aurait donc pu s’attendre à ce que les deux formations soient financièrement épaulées par la CUDL, avec certes un avantage pour le club villeneuvois qualifié pour l’Euroligue. En tout cas, c’est ce qu’avaient espéré les dirigeants armentiérois, se fiant aux promesses verbales qui leur avaient été faites.

C’est donc un véritable coup de massue qui leur a été asséné lorsqu’ils ont appris que leur subvention ne serait que de 100 000 euros, soit 3,7 fois moins que celle de leurs voisins qui devraient toucher 370 000 euros (contre 290 000 la saison dernière).  » Villeneuve aurait eu une rallonge pour boucler son budget « , précise Frédéric Clermont, vice-président des SOA.

«  On nous dit, à la CUDL, que la politique est de favoriser un seul club par discipline. Là, en l’occurrence, on aide un club dont la gestion n’est pas saine, continue Arnaud Marié, un adjoint aux sports visiblement mécontent et bien décidé à entamer le bras de fer. Le maire est en discussion avec Martine Aubry et moi, je vais contacter Michèle Demessine. « 

Car les conséquences pour les SOA pourraient être dramatiques.  » On a augmenté au maximum notre budget sponsor et là, à moins d’un mécène, ça va être très difficile. Concrètement, la communauté urbaine ne laisse aucune chance à un club émergent « , plaide Frédéric Clermont. D’autant plus que le club a également dû faire face à un problème de revêtement de sol et tablait sur cette subvention pour pouvoir financer une partie du parquet imposé par la Ligue.

On imaginait bien que cette première saison en élite ne serait pas de tout repos. Sportivement, elle n’a pas encore commencé mais, dans les coulisses, c’est déjà le casse-tête…

Bernard Haesebroeck, maire d’Armentières, a annoncé samedi matin qu’il s’exprimerait sur le sujet dès mardi.